LL
japonais se diriger vers l'occident pour y
. Nous avons vu les bonzes
chercher la lumière, comme les pèlerins chinois cux-mèmes allaient la demander à
l'occident de leur empire. Nous rencon-
trons maintenant des témoignages de l'influence politique acquise peu à peu par les prêtres bouddhistes à la cour du Japon. Des religieux sont venus d’abord mélés au personnel des ambassades. Ils
viendront désormais avec le titre d'am-
bassadeur.
344 Bi LA, en Japonais : Dai-go.
352 XK (a Ce règne correspond à celui de Siou-zyak que Deguignes dit s'appeler en chinois Tchou-tsio.
343 E} In en japonais : Moura-kami.
suv FR en japonais : Rei-zen.
« Leng-tsiuen**" tien-hoang, que l’on nomme aujourd’hui Tai-
chang* tien-hoang.
« Enfin, Cheou-ping** tien-hoang, le souverain actuellement
régnant (984).
« En tout soixante-quatre générations, ou cycles de trente
années 917.
« Le territoire soumis à l'autorité directe du souverain du Japon *®
se compose de cinq provinces (fcheou)%9, appelées Chan-tching*®,
L'histoire du Japon nous apprend qu'à
partir de Rcï-7en les mikados changèrent leur titre de K Bi tien-hoang (japonais : fen-ou) en celui de Pi youen (japonais : yn). Cependant la relation de
Tao-jen continue de donner le titre de
K Bi à Rei-zen et à son successeur.
HS Xx È, c'est-à-dire : l’illustre em-
pereur prédécesseur.
316 "ap Tp Ce nom chinois représentait sans doute le nom japonais par lequel on désignait, de son vivant, le mikado dont le nom posthume est Yen-you, en chinois Yun-yong, selon Deguignes, et qui vivait en 984, époque où Tao-jen quitta le Japon pour visiter la Chine.
#7 Voir la note 220, ci-dessus.
so 6.
350 Li Hi. Yama-siro. Je donne,
dans ces notes, en prononciation japonaise, les noms par lesquels ces provinces ou petits états sont désignés au Japon; mais je dois faire remarquer que les différences qui existent entre les dénominations chinoises de mon texte et les prononciations Japonaises correspondantes résultent uniquement de la façon particulière dont les Japonais prononcent les caractères chinois, ou quelquefois du remplacement des monosyllabes chinois significatifs par des synonimes japonais. En d’autres termes, il me paraît très-intéressant de constater et de signaler le fait que voici:
« Les noms géographiques de villes et de divisions territoriales donnés en caractères chinois par le bonze Tao-jen, l’an 984 de
notre ère, sont exactement aujourd'hui
Taï-ho%, Ho-nout**, Ho-tsiuen®* et Chè-tsin®*, les quelles renfer-
ment elles-mêmes cinquante-trois kiun? (districts, fiefs ou sei-
gneuries).
« Le reste du Japon se divise en cercles ou fao%f, qui sont :
« Tong-hai-tao® (le cercle de la mer orientale), comprenant
ce qu'ils étaient de son temps, à quelques très-rares exceptions près. Ils sont identiquement reproduits sur une carte moderne du Japon que j'ai sous les yeux, dressée et imprimée par les Japonais, lesquels continuent à se servir de caractères chinois pour cet usage, sauf à les prononcer d'une manière qui leur est propre, ainsi qu'il vient d'être dit. Il me suffira donc de noter au passage trois ou quatre légères variantes, pour que toutes les dénominations géographiques fournies par Ma-touan-lin demeurent conformes à celles qui sont employées par les Japonais contemporains. Un pareil fait est le témoignage le plus frappant de l'authenticité de la relation du bonze japonais Tao-jen. Dans une langue sans
alphabet comme la langue chinoise, où les
caractères homophones abondent de telle sorte que dix lettrés écrivant sous la dictée pourraient écrire les mémes noms propres de dix manières différentes, il n'échappera pas que cette parfaite concordance entre l’orthographe idéographique du Quen-hien-tong-kao et celle des Japonais modernes est la preuve la plus manifeste de la source japonaise à laquelle Ma-touan-lin avait puisé ce do-
cument.
354 X À H, Yamato.
352 39 IN. Kawatsi.
20 #1 rdquma
351 ti ji Setsu.
355 HP. Pour la valeur de cette expres-
sion, voir ci-dessus la note 8, p. 4.
20 XÉ.
quatorze provinces : Y-ho®8, Y-chi®?, Tchi-mo%, Tchang*,
San-ho*®, Youen-kiang*%, Tsun-ho%%, Y-teou®%, Kia-pei?%,
Stang-mo®%, Qu-tsang*88, Ngan-fang*®, Chang-tsong*" et Tchang-
ling*'', lesquelles renferment ensemble cent vingt-deux kiun.
« Tong-chan-tao*"? (le cercle des montagnes orientales), com-
prenant huit provinces : Kin-kiang*®, Mei-nong®*, Fei-tan?",
Sin-nong*"®, Chang-ye?", Hia-ye®*, Lo-ngao?" et Tchu-yu®®.
358 FF di Yga.
359 1F Et Yse.
360 L 4 Sima.
364 Ciad Ovari. Ma carte dit E, Uk -
Le premier caractère est sans doute omis, par erreur, dans mon texte de Ma-touanlin.
362 DR. } AJ Mikawa. Ma carte porte
Z au lieu de 5 . même prononciation.
363 w ] I, Tohodomi.
361 KR if Sourouga.
"(NV rdçou
366 HH ZE Kai.
367 #E] fe Sagami.
se TN si Mousasi,
369 ‘ca Bi , Ava.
370 È fa Kad7ousa. Ma carte Japonaise moderne ajoute ici le koue de Simosa : F za Hia-tsong.
371 fe CA Hitatsi. Ma carte japo-
naise moderne offre la légère variante
pi VE, Tchang-lo.
mR HI GE.
373 ŸT ] I, Omi.
mR JR, Mino.
373 He RE Hida.
376 (5 } D Sinano.
977 È FF , Kodzouke.
358 P if Simod;ouke.
319 PÆ DEL Moutsou.
380 HH dI, Dewa.
« Pe-lou tao*# (le cercle des plateaux du nord, comprenant sept provinces :
« Jo-hia3*, Youe-tsien**, Kia-ho*#*, Neng-teng®*, Youetchong*%, Youe-heou®8 et Tso-tou?*8, lesquelles renferment ensemble vingt kiun.
«a Chan-yn tao" (le cercle du nord des montagnes), comprenant huit provinces : Tan-po°%, Tan-pi*1, Tsou-ma**, Yngfans, Pè-ki%%, Tchu-yun*®, Che-kien®%, Yn-ki®%, lesquelles renferment ensemble cinquante-dcux kiun.
« Chan-yang tao*% (le cercle du midi des montagnes), comprenant huit provinces : Po-mo03%, Meï-tso®, Pi-tsien ‘1, Pi-heou*®,
so AC FE on fH #8, Tarima.
Sua & PR W'akasa. 393 A E Ynaba.
20 EX HI, versizen. 49 1 À. Hoki.
384 Ju FA Kaga. 395 HH Æ Itsoumo.
383 BE ss Noto. 396 rai A Yvami.
s6 IR FP versigo. sor [if À, iles oki.
387 pat” IR, Yetsiou. 398 iL PE e.
388 TÉ 4 fle Sado. 299 Hi ea Harima.
389 Li ba Sé. 400 F TE. Mimasaka.
390 F} 10,4 Tamba 4 ut HI, Bitzen.
394 F} Ii Il ya là une incorrection, 403 105) IR, Bingo. — Pi-tsien et Piévidente dans mon texte de Ma-touan-lin: heou signifient le Pi supérieur et le Pi ik pour 18. Ma carte japonaise écrit inférieur. Entre ces deux divisions terri- F} 1 Tan-heou {le Tan inférieur), en toriales, ma carte du Japon moderne en
Japonais : Tan-go. ajoute une troisième appelée dpi) Hi,
Ngan-y'%, Tcheou-fang** et Tchang-men“®, lesquelles renferment ensemble soixante-neuf kiun.
« Nan-haï tao*% (le cercle de la mer méridionale), comprenant six provinces : Y-ki4%, Tan-lou*®8 Bo-po'®, Tsan-ki*19, Y-yu®!! et Tou-ts0*!?, lesquelles renferment ensemble quarante-huit kiun.
« Si-haï tao*'* (le cercle de la mer occidentale), comprenant neuf provinces : Tcho-tsien "4, Tcho-heou*!, Fong-tsien*!*, Fongheou*!?, Feï-tsien "8, Fei-heou*!®, Ji-hiang*® Ta-yu'?! et Sa-mo4**?, lesquelles renferment ensemble quatre-vingt-treize kiun.
LE ir] ]ff e Ce dernier cercle
comprend exclusivement l'ile de Kiou-
le Pi intérieur ou central, en japonais
Bittsiou.
403 Lr 23 Aki.
404 JE PE. Souwo.
405 E PH Nagato.
adi e
n TA, ki.
0 Îg 18, Awadyi.
409 ÿ nj | } È Awa.
uo SE w Sanouki. Ma carte Japo-
siou et les petites îles qui en dépendent.
14 pes PI, Tsikouzen.
15 A, IR Tsikougo.
noi RI, Bouçen.
ut 18, Boungo ve HE BI, iron.
dol 18, Higo
120 H (A). En japonais Hiouga, le
naise moderne écrit na me, en chinois
Tsan-ki, ce qui ne change rien à la pro-
nonciation, w et hÿ étant des carac-
tères homophones.
u TA 1%, Bo M3 + a Tosa.
ATSUME GUSA. II. 73
plus grand des petits états de l’île de Kiou-siou, et celui dont il a été parlé
dans la note 244 ci-dessus.
421 k DA, Oho-soumi.
423 ba PE Satsouma.
« Enfin, il y a encore Y-ki*#, Toui-ma' et To-tche!®, trois
îles qui renferment chacune deux kiun “5.
« Au total, cinq provinces formant le domaine particulier du
souverain, sept {ao ou cercles, 3,772 villes (grandes ou petites),
414 relais de poste, et 883,329 personnes payant l'impôt. En dehors
18 — {È Ma carte japonaise écrit E Là La prononciation est identique et, d’ailleurs, E est synonime de TT.
424 DA) F5, Tsou-sima.
425 CÀ Til, Tanega-sima, ou île Tanega, qui fait aujourd'hui partie de la province de Oho-soumi.
426 Dans son édition du Livre de Marco Polo (t. u, p. 538), M. Pauthier a donné un abregé de cette description géographique du Japon, tirée par lui d'une compilation chinoise qui renferme de nombreux extraits de Ma-touan-lin; mais soit qu'il ait traduit sur un texte incorrect, soit qu'il ait été trompé par la manière dont les documents étaient présentés, il a commis l'erreur de supposer que la division par terres domaniales et par cercles indiquait deux sortes de divisions différentes, alors
que cet ensemble forme un seul tout.
Les sept cercles, avec les trois iles comptées à part, ne contiennent pas plus de soixantetrois provinces ou royaumes. C’est par l'addition des cinq provinces ou royaumes du domaine propre impérial que l'on arrive au Chiffre de soixante-huit provinces ou royaumes, comprenant la totalité du Japon. J'ai répété provinces ou royaumes, parce que cette alternative d'expressions résulte de l'emploi des caractères chinois M tcheou et ES koue, successivement employés pour désigner les mêmes circonscriptions. Tao-jen écrit tcheou (provinces) et les cartes japonaises modernes écrivent koue (royaumes), terme dont nous avons vu Ma-touan-lin se servir lui-même, dans ses plus anciennes relations sur les divisions politiques du
Japon.
de ces contribuables, on ne pouvait connaître au juste (le chiffre de
la population) ?7. »
Tous ces faits ont été rapportés par le bonze Tao-jen, et tout ce
qu'il dit relativement aux ambassades envoyées par les Japonais
dans les années (chinoises) kaï-hoang, des Soui (581-600), yong-
47 Aux premières pages de cette notice sur le Japon, nous avons vu que la population de quelques-uns de ses royaumes était évaluée par hou ou feux, à la manière chinoise, et tout en demeurant sur le terrain des conjectures, il est permis de supposer que les Japonais, imitateurs de tant de choses chinoises, ont pu emprunter aussi aux institutions de la Chine le mode de perception pour les impôts; du moins en ce qui regardait la détermination des contribuables, ainsi que l'avaient fait les Coréens. Dans un mémoire dont l'Académie des Inscriptions a bien voulu écouter la lecture en 1871, et que le Journal Asiatique a imprimé en 1872, j'ai essayé de démontrer que la capitation était établie anciennement à la Chine par chef de. feu ou famille, et que la moyenne de la population, pour chaque feu ou famille, était environ de dix individus. Ce
chiffre semblera peut-être un peu fort au
premier abord, mais les Annales chinoises renferment des tableaux statistiques prouvant que, dans les familles orientales, il n'est pas au-dessus de la vérité. Si nous le prenions pour base d'une évaluation approximative de la population du Japon au temps et d'après les indications de Taojen, nous arriverions donc au chiffre d'un peu moins de 9,000,000 d'habitants, et nous ferions la remarque que pour atteindre seulement un total de 14,000,000, il faudrait qu'il ne se fut pas trouvé dans l'État une personne sur quinze payant l'impôt. Nous dirions enfin qu'en rapprochant ces chiffres de ceux que l'on accuse aujourd'hui, et en les comparant à ceux des recensements de la population chinoise, tant au moyen-âge que de nos jours, l'augmentation des habitants semblerait avoir suivi la même progression dans les
deux pays.
hoeï (650-656), tchang-ngan (701-704), tien-pao (742-756), youen-ho (806-821) et kai-tching (836-841), des Tang, est en parfaite concordance avec les récits des historiographes officiels de l'Empire. On voit que ces historiographes avaient négligé de relater les visites des religieux japonais qui vinrent à la Chine dans les années ta-tchang (847-860), kouang-ki (885-888), long-te (961), et au milieu de la période kouang-chun, des Tcheou postérieurs (951-954); mais, d'autre part, sous la dynastie des Tang, au milieu des années hien-heng (670-674), la vingt-troisième année kaï-youen (735), la douzième année fa-li (778) et la première année kien-tchang (180), les historiographes constatent la réception d’autant d’ambassades japonaises dont Tao-jen ne fait pas mention. + La cinquième année hien-ping du règne de Tching-tsong (1002), un bateau de la ville de Kien-tcheou*?8 que montait un marchand nommé Tcheou-chi-tchang fut emporté par les vents et jeté sur les côtes du Japon. Après un séjour de sept ans dans ce pays, Tcheouchi-tchang pu revenir et ramena avec lui un Japonais appelé 7engmo-ki*?9. L'Empereur voulut voir ces deux hommes; ils comparurent devant lui et chantèrent des vers qu'ils avaient tracés légèrement sur leur peau, de peur de les oublier. L'Empereur, en les congédiant, leur fit remettre un coffret rempli de pièces de monnaie. La première année king-te (1004), un bonze japonais appelé Tsi-tchao® vint faire la visite d'hommage, avec une suite de huit personnes. Ce Tsi-tchao ne savait pas la langue chinoise parlée,
428 E Dai aujourd'hui Fou-tcheou- 129
fou, capitale de la province du Fo-kien. 430
la 3a
mais connaissait les caractères, entendait les livres et écrivait admirablement bien. On devait toujours se servir du pinceau pour l’interroger ; il répondait de même. L'Empereur lui conféra par un décret le titre de Youen-tong-ta-sse%! et lui fit cadeau d’une longue robe de cérémonie en soie de couleur foncée, comme en portent les prêtres bouddhistes d'un rang supérieur.
La quatrième année fien-tching (1026), on fit savoir de Mingtcheou** qu'il était arrivé de la ville japonaise de Taï-ning-fou 4% des envoyés apportant, pour les offrir en tribut, divers objets du Japon ; mais comme ces envoyés n'étaient pas munis de lettres de créance constatant leur caractère officiel, l'Empereur refusa de les recevoir. Ils renoncèrent donc à visiter la cour et s’en retournèrent avec leurs présents.
Vers cette même époque, il y eut des marchands des provinces méridionales du Japon qui apportèrent en Chine des produits de leur pays.
434 bi] X Hifi. litt. : le grand
docteur qui pénètre, en tournant dans le
dala caractère de son nom 5 4 tisi précédé
du caractère youen signifie en lan-
cercle, C'est-à-dire en accomplissant sa destinée. Il y a là une double allusion difficile à rendre, en ce qu'un double jeu de mots, basésur desexpressionsbouddhiques, s'établit entre le nom religieux que portait le bonze et le titre honorifique qui lui était donné. Ce bonze se faisait appeler Tsi-tchao, litt. : éclat solitaire, ou qui
s'éclaire dans la solitude, mais le premier
gage bouddhique «entrer dans le nirvana.»
Le titre honorifique laisse donc entendre que le grand docteur appelé Tsi-tchao s'avance vers le but où tendent ses aspirations.
432 HH M Aujourd'hui Ning-po (Tche-kiang).