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La cinquième année hi-ning (1072), un bonze japonais appelé Tching-tsint9 débarqua dans la ville de Taï-tcheou** et se rendit d'abord au monastère de Tien-taï-koue-tsin*%5, pour y attendre les ordres de l'Empereur. L'Empereur le fit venir à la cour, et alors Tching-tsin offrit un encensoir d'argent, des grains d’encens, cinq espèces de parfums, une substance précieuse de couleur blanche appelée l:-lieou**" et diverses matières propres à fabriquer des cha- ‘ pelets, telles que cristal de roche, bois de sandal et ambre fin. Il offrit aussi des soiries variées. L'Empereur prenant en considération le long voyage que ce religieux et ses compagnons avaient entrepris, en même temps que le caractère sacré dont ils étaient revêtus, ordonna qu'ils fussent logés au monastère de Kai-pao*8 et fit remettre à chacun d’eux une longue robe en soie de couleur foncée, telle qu’en portent les prêtres bouddhistes d’un rang élevé.
A partir de cette époque, ce furent toujours des religieux bouddhistes qui vinrent, comme ambassadeurs, faire la visite d'hommage et offrir en tribut des objets du Japon.
La première année youen-fong (1078), les Japonais envoyèrent un bonze interprète appelé Tchong-hoeï**. L'Empereur lui accorda le titre honorifique de M. 0-hoa-hoaï-te-ta-sse 0.
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dans le Tche-kiang. Il est fort délicat de traduire ces titres
YF F. inspirés de la foi bouddhique. Celui-ci me
paraît renfermer l'idée de « zélé mission-
naire encourageant à pratiquer la vertu. »