Ni-teo no-yn
1012-1016 | Rok-teò n0o-yn. . ...
Taka-koura non-yn..
1017-1036 : An-tok fen-ou.....
Go-to-ba n0-yn ou 1037 - 1045 Toba II. .......
Tsoutsi-mikado #0-yn 1046 - 1068 | Syoun-tok no-yn. . ..
Go-fori-kava no-yn 1069 - 1072 ou Fori-kava II ..
Av. J.-C.
de J.-C.
49 A partir de Reï-zen, les mikado ont changé leur titre de EN GI Ten-ou
en celui de Pr yn.
1 fe
' Le nom de Kao-kiu-li, réduit plus tard à la forme abrégée de Kao-li, en japonais Koraî, renferme comme on le le voit l'étymologie du mot Corée. « La grande presqu'île de Corée, dit Klaproth, est habitée par les descendants d’une nation autrefois très-puissante dans l'Asie moyenne, mais dont les restes ont totalement disparu dans l’histoire. Cette nation portait chez les Chinois le nom de Sien-pi ; les Japonais l'ont conservé aux Coréens de nos jours, mais ils les appellent aussi Kirin (dénomination dont la ressemblance avec K6-
.raï n'échappera pas). Kirin ou Ghirin est
{Es anciens rois de Kao-kiu-li tiraient leur origine de ceux de Fou-yu. Un roi de Fou-yu ayant en sa puissance une fille du
encore aujourd'hui le nom de la partie supérieure de la rivière Sounggari, jusqu'à sa réunion avec le Non. Les Sien-pi et anciens Coréens habitaient sur ses bords. » Ma-touan-lin, qui consacrera plus loin une longue notice aux Sien-pi, nous a montré déjà que si ces peuples habitaient le nord de la Corée, la partie méridionale de leur pays était occupée trèsanciennement par une autre race tout à fait distincte, qui était celle des Han.
Malgré l'identification étymologique des mots Kao-kiu-li et Corée, je ne crois
pas devoir ici les traduire l’un par l'autre,
fleuve Ho?, la tenait renfermée dans l’intérieur de son palais. Les rayons du soleil tourmentèrent la recluse ; elle changea de place pour les éviter ; mais elle fut atteinte par leur réverbération, et concut ainsi. Ensuite, elle accoucha d’un œuf, de la grosseur d'un demi-
boisseau. Le roi de Fou-yu ordonna que cet œuf fut jeté à ses porcs et à ses chiens, qui ne voulurent pas y toucher. Il le fit porter dans un chemin; les chevaux et les boeufs se détournèrent de peur de
le Kao-kiu-li n'ayant pas toujours occupé la totalité de la presqu'ile coréenne, et les notices déjà vues du Tchao-sien, de Oueï, des Han et du Fou-yu formant partie intégrante de l'histoire ancienne des Coréens de nos jours, aussi bien que les notices sur les états de Teou-mo-leou, Pe-tsi, Sin-lo, etc., qui nous restent à Voir. ,
Ce qui pourra surprendre au premier abord, comme assez contraire à la méthode européenne, c'est l’intercalation de l'article Japon, au milieu de tous ceux qui concernent uniquement la Corée, mais il ne faut pas oublier qu'après la grande division en quatre parties, orient, midi, occident et nord, les documents du Quenhien-tong-kao sont classés suivant l'ordre
chronologique de leur point de départ.
À L | 1h X Ho pe niu. Degui-
gnes, rapportant cette légende dans nos Histoire des Huns, voit un nom propre dans le caractère 44 pe et traduit : une fille du fleuve Pe, ce qui estinadmissible en
vertu des règles de construction de la langue
chinoise. Il faudrait pour cela 44 DJ.
Pe me paraît ici dansle sens de {ill et le mot ÿ H , le Ho, ou le fleuve (par excellence) servant fréquemmentà désignerle jo] 7% également appclé fleuve jaune, je pense que l'expression Li) | 44 équivaut aux expressions | VS pH et ÿ nj 7k il, le Génie ou le Dieu du fleuve
jaune, que l'on trouve dans le Peï ouen Jun fou et dans le Ping tse loui pien. — Si ma version est exacte, comme jele crois, la légende attribue à la mère de Tchu-mong une origine chinoise. C'est là tout l’inté-
rét de cette discussion de mots.
So
l’écraser. Il le fit exposer dans un lieu désert; les oiseaux se réunirent en troupe et le couvrirent de plumes. Il voulut, enfin, le briser, mais sans pouvoir y parvenir. Alors, il le rendit à sa captive, qui l’enveloppa et le placa dans un lieu chaud. Au bout de quelque temps, l'œuf se rompit et il en sortit un enfant mâle. Quand cet enfant fut adolescent, on lui donna le surnom de Tchu-mong*, ce qui, dans la langue du pays, signifiait habile à lancer des ftèches.
Les habitants du pays de Fou-yu, ne doutant point que Tchumong ne fut d’une origine surhumaine, prièrent le Roi de le désigner pour son successeur. Le Roi ne voulu pas y consentir, et chargea Tchu-mong du soin de ses haras. Tchu-mong apprit secrètement à reconnaître les qualités des jeunes chevaux. Il diminua la nourriture à ceux qui étaient bons, afin qu'il devinssent maigres, et nourrit avec abondance les plus faibles afin de les engraisser. Le Roi choisissait les plus gras pour son usage et abandonnait les autres à Tchu-mong, qui obtenait ainsi les meilleurs.
Une grande chasse ayant eu lieu, comme Tchu-mong était un excellent archer, on ne lui donna qu'une seule flèche, ce qui ne l'empêcha pas, avec cette seule flèche, d’abattre un très-grand nombre d'animaux. Les ministres du Roi en concurent de la crainte et de la jalousie ; ils tinrent conseil pour faire mourir Tchu-mong ; mais celui-ci fut averti par sa mère de leurs desseins. Accompagné de Ma-ta ! et de quelques serviteurs, il s'enfuit dans la direction de l'orient-midi. Arrivé au bord d’un grand fleuve, dont le passage était difficile, et poursuivi de près par une troupe nombreuse, Tchu-mong adressa ces paroles aux flots qui coulaient devant lui : « Je suis le fils du Soleil et le petit-fils du fleuve Ho. Des hommes
+ Eh i vl a 4 E € (hi) LÉ -
armés sont sur le point de m'atteindre. Serais-je donc arrété par ce courant sans pouvoir le franchir ? » A peine avait-1l parlé que les poissons et les tortues du fleuve, se réunissant et se pressant les uns contre les autres, formèrent un pont sur lequel il passa facilement. Ensuite, ils se dispersèrent, et les cavaliers lancés à la poursuite du fugitif furent obligés de s'arrêter. Tchu-mong continua sa route jusqu’au fleuve Pou-chou*, près duquel il rencontra trois hommes, le premier habillé de toile de chanvre, le second d’un vêtement piqué 5, le troisième, enfin, portant uh vêtement fabriqué avec des herbes aquatiques. Ces trois personnages se joignirent à lui, et ils arrivèrent ensemble à la ville de Ke-ching-ko?. Tchumong y fixa sa résidence, l’appela Kao-ktu-li et prit lui-même, à cause de cela, le nom de Xao$ pour nom de famille?.
6 14 K na y". Cette expression signi-
fie également habit doublé, et sert aujourd'hui à désigner spécialement un vêtement particulier aux religieux bouddhistes. On peut supposer que les trois perrencontrés
sonnages Tchu-mong
par figuraient allégoriquement les éléments constitutifs de la population coréenne, au temps où nous reporte la légende. C'est pourquoi la valeur exacte des caractères
ci-dessus n'est peut-être pas indifférente
à examiner.
187, À FT. Le premier de ces
trois caractères se prononce aussi He et Kie.
lo 8 nea, .
$ Cette légende est évidemment la même que celle qui a été rapportée plus haut à l'articie Fou-yu. Quelques légères variantes n’en sauraient altérer le fond, et l'on serait surpris de voir Ma-touan-lin rapporter si près l'une de l'autre deux traditions presqu'identiques, sans y ajcuter le moindre mot de critique ou d’éclaircissement, si cette manière de procéder,
dont nous avons eu l'occasion de peser le
mérite ct les inconvénients, ne nous était
La femme de Tchu-mong avait conçu avant que son époux ne s éloignät du royaume de Fou-yu. Elle mit au monde un fils appelé
déjà connue. C'est au lecteur à rapprocher les faits qu'on lui présente tels qu'ils ont été recuei.lis, à les examiner, et à discerner ce qu'ils renferment.
Dans la première légende, le héros, qui se nomme Tong-ming au lieu de s'appeler Tchu-mong, fonde le royaume de Fouyu en venant d'un royaume de barbares septentrionaux désignés sous le nom de Touo-li, au lieu de fonder le royaume de Kao-kiu-li en venant du pays de Fou- Ju; mais l'une et l'autre version nous signalent une émigration du nord au midi.
Quant à l'époque à laquelle il convient de reporter la fondation des royaumes de Fou-yu et de Kao-kiu-li, bien que Matouan-lin ne fasse mention du premier de ces deux états avec date certaine qu'à l'an 25 de notre ère environ, nous savons par les Annales générales de l'Empire qu'il cxistait déjà plus de deux siècles avant J.-Ch. Ce fait sera d’ailleurs pleinement confirmé si nous montrons que le royaume de Kao-kiu-li, reconnu moins ancien, remonte lui-même à une date
très-reculée. Ma-touan-lin nc fixe point,
il est vrai, cette date; mais il nous donne les moyens de la déterminer approximativement.
Tchu-mong, voyons-nous dans le texte suivant du Ouen-hien-tong-kao, eut pour successeur son fils, Jou-li, à Jou-li succéda Mou-laï, et plusieurs générations de souverains se succédèrent encore jusqu'à l'époque où l'empereur Ou-ti, des Han, fit la conquête du Tchao-sien et soumit en même temps le Kao-kiu-li à la suzeraineté de l'Empire, ce qui arriva l’an 108 av. J.-Ch. Deguignes (Hist. des Huns, tome I, p. 138) mentionnant la fin de cette première dynastie coréenne en 668, ajoute : « On compte qu'elle a subsisté 900 ans; ainsi elle a dû commencer vers l'an 223 avant notre ère. »
De son côté, Klaproth (Tabl. hist. de l'Asie, p. 76) s'exprime ainsi: « L'an 38 avant notre ère, un homme d'une naissance merveilleuse, originaire du pays de Fou-yu, s'avança vers le sud et devint roi du N.-0. de la Corée ou de l'ancien Tchao-sien, auquel il donna le nom de
Kao-kiu-li. » J'ignore jusqu'à présent nù
Che-liu-hiai!°, lequel ayant grandi et apprenant que son père était roi, prit la fuite avec sa mère et se rendit à Kao-kiu-l1. Il recut alors
le nom de Lin-ta!! et prit part aux affaires du royaume. Quand
ces deux savants orientalistes ont puisé les éléments d'une double assertion à ce point contradictoire; mais les faits précis que relate Ma-touan-lin et que je viens de citer permettent de constater que si la date de l'an 223 avant notre ère, attribuée par Deguignes à la fondation du royaume de Kao-kiu-li, est dans les limites du probable, celle de l'an 38 donnée par Klaproth est évidemment erronée et beaucoup trop récente, puisque dès l’an 108 av. J.-Ch. le Kao-kiu-li comptait déjà plusieurs générations de princes, et devenait vassal de l'empire chinois.
Un autre éclaircissement qui paraît ressortir des documents recucillis par Ma-touan-lin touchant les royaumes de l'ancienne Corée, c'est que plusieurs de ces royaumes ont exercé successivement les uns sur les autres une suprématie momentanée, de telle sorte que le pays de Oueï, par exemple, tantôt fait partie du Tchao-sien et tantôt se trouve compris
dans le Kao-kiu-li. Il résulte de là des va-
riations de limites respectives qui vont
jusqu'à produire des déplacements de territoire et parfois même une confusion contre laquelle il est bon de se tenir en garde.
J'ai déjà fait remarquer que les notices du Ouen-hien-tong-kao contiennent souvent plusieurs peintures des mœurs d’un même peuple, sans indication des différentes époques auxquelles elles se rapportent, ce qui est très-regrettable, mais que Ma-touan-lin ayant soin néanmoins de suivre toujours l’ordre chronologique, on pourra se renseigner approximativement sur leur ancienneté plus ou moins grande, en examinant la place qui leur est assignée avant ou après certains événements datés.
La lecture de ces compilations précieuses exige une attention particulière, et les quelques observations que je viens de faire m'ont semblé opportunes-au com-
mencement du long article consacré au fa ll me « aj ve.
Tchu-mong mourut ce fut son fils Jou-li!? qui lui succéda, et le successeur de Jou-li fut Mo-/aî!?, qui étendit sa domination sur le pays de Fou-yu.
Le royaume de Kao-kiu-li est situé à l’orient du Leao-tong, dont il est éloigné de 1000 li. Il est borné au midi par le Tchao-sien et le pays de Oueï-me, à l’orient par le Ou-tsiu et au nord par le Fou-yu. Son étendue est, en carré, de 2000 /i environ!'. On y rencontre beaucoup de montagnes, et de profondes vallées où les habitants construisent leurs habitations. Ils ont peu de champs cultivés ; aussi sont-ils très-sobres dans le boire et le manger. Ils se plaisent à bâtir des palais et des maisons somptueuses. Leur langage et leurs lois sont à peu près les mêmes qu’au Fou-yu, ce qui s'explique par leur origine. Ils ont une façon particulière de traîner la jambe pour saluer, et c’est toujours à pied qu'ils voyagent.
Les habitants de Kao-kiu-li se divisent en cinq familles ou tribus, à savoir : Siao-nou-pou !*, Tsiue-nou-pou'*, Chun-nou-pou!?, Kouan-nou-pou ‘8 et Koueï-leou-pou !?.
on FE.
obi ZK.
14 Cette description de la position géographique du royaume de Kao-kiu-li est reproduite dans l’Hist. des Huns, mais on peut voir dans les Tableaux historiques de l'Asie que les limites du Kao-kiu-li ont singulièrement varié suivant les époques, ct que les indications données ici sont cmprunties à quelque document du
in siècle de notre ère. Au temps de Ma-
touan-lin, Kao-kiu-li, devenu Kao-li, occupait déjà la totalité de la Corée. Quant à l'évaluation en li carrés, c'est une question que j'ai reservée pour être soigneusement étudiée plus loin.
=] IN BP