DE FL
43 Il serait difficile d'établir au juste la
capacité du boisseau, et surtout du boisseau coréen, au temps de cette notice.
Disons toutefois que le boisseau chinois, »
» . . 5 E teou, contient aujourd'hui un peu moins de cinq litres.
144 Ce qui veut dire, je crois, qu'ils sont réduits en esclavage et vendus probable-
ment au profit de l'Etat.
Les instruments de musique, en usage chez ce peuple, sont le kin! ou cythare à cinq cordes, le fseng #5 qui en a treize, le pi‘, le /1!8, instrument de bambou qui rend des sons plaintifs, deux espèces de flûtes dont l’une se tient transversalement, et enfin plusieurs sortes de tambours. On accompagne les chanteurs avec des chalumeaux faits de roseaux.
Au commencement de chaque année, de grandes réjouissances ont lieu sur le fleuve Pai-choui. Une foule nombreuse s’y livre à des jeux bruyants, auxquels le Roi préside, assis sur un char découvert et orné de plumes. Pour terminer la fête, le Roi jette son vêtement supérieur dans le fleuve. Aussitôt le peuple se divise en deux bandes, qui luttent pour s'emparer du vêtement royal, se lancant de l’eau et des pierres, rivalisant d’agilité et poussant d’énormes clameurs. Cet exercice se répète deux ou trois fois, et puis la la foule se disperse.
Ces orientaux aiment la parure et la propreté la plus recherchée. Ils regardent comme une marque de respect de courir au devant de quelqu'un. Pour saluer, ils traînent un pied. Ils s’arrêtent souvent. les mains derrière le dos, ou marchent les bras croisés sur la poitrine. Leur naturel est trompeur et dissimulé; leur langage est bas et grossier. Ils ne traitent point leurs parents autrement que des étrangers. Le père et le fils se baignent ensemble et couchent dans la même chambre. Ils aiment à chanter et à danser. Ils ne manquent jamais de sacrifier au ciel, à la dixième lune. Dans leurs grandes réunions, ils portent tous des vêtements de soie
AR AR 146 Sr ija TT,
magnifiques, couverts de broderies, avec des ornements d'or et d'argent. Ils se tiennent volontiers assis, appuyés sur leurs coudes, les jambes étendues ou le genou dans la main. Ils se servent, à leurs repas, de vases du genre de ceux qu’on appelle fsout#* et dont on fait usage dans les sacrifices. Ils fabriquent des tables et des bancs. Ils ont des chevaux hauts de trois pieds, qu'ils disent de la race de ceux que Tchu-mong élevait. Ce sont les chevaux appelés ko-hiama 1% (dont il a été parlé déjà).
Les mœurs sont dissolues. Les habitants de ce pays ne rougissent de rien. Il existe chez cux un grand nombre de femmes vagabondes. Un mari n'a pas toujours la même femme. La nuit, les jeunes garçons et les jeunes filles se réunissent, par troupes tumultueuses, et se divertissent ensemble!5!. Les nobles eux-mémes: ne savent pas respecter leur rang. L'institution du mariage ne laisse pas cependant d’être pratiquée. On unit les jeunes gens des deux sexes qui marquent de l’inclination l’un pour l’autre. La famille du mari offre un porc et du vin; rien de plus. L'usage n'est point de faire des cadeaux, pour les préliminaires du mariage. S'il arrive qu’un chef de famille recoive des cadeaux de cette sorte, ses voisins le couvrent de honte, réputant qu'il ait vendu sa fille et qu'il en ait fait une esclave.
149 LR grands plats creux dans les- précède. Ces répétitions prouvent que quels ont mettait la chair de la victime. les mêmes observations avaient été re-
150 Voir la note 14, page 19. cueillies, à différentes époques, par diffé-
151 Ce trait de mœurs et bon nombre rents auteurs auxquels Ma-touan-lin les d'autres faits mentionnés dans ce morceau cmprunte sans rien y changer.
ont cté rapportés déjà dans le texte qui
172 PEUPLES URIENTAUX.
Les morts sont ensevelis, et conservés dans les maisons pendant trois ans. Au bout de ces trois ans, on choisit un jour heureux, et alors on les enterre. Le deuil du père, de la mère et du mari se porte trois années; celui des frères ne dure que trois mois. On commence par pleurer et se lamenter, mais ensuite on conduit le mort en terre, en dansant au son du tambour. La cérémonie terminée, on range devant le tombeau tous les objets dont le défunt avait coutume de se servir, ses vêtements, ses bijoux, ses chars et ses chevaux. Ceux qui ont assisté aux funérailles en font le partage entre eux, non sans dispute, et chacun emporte ce qu'il a pris.
Les habitants du Kao-li sont bouddhistes, ce qui ne les empèche pas d’adorer les démons et les esprits. Beaucoup de leurs temples renferment des idoles impudiques. Ils ont aussi deux temples fameux, dont l’un est consacré à Fou-yu-chin!*, divinité représentée par une statue en bois qui a la figure d'une femme, et l’autre à Kao-teng-chin'%, qu'ils disent avoir été leur premier aïeul. Kao-teng-chin est regardé comme le fils de Fou-yu-chin, et l'on reconnaît facilement que ce double culte a son origine dans la relation, rapportée plus haut, touchant la naissance merveilleuse de Tchu-mong. A chacun de ses deux temples sont attachés des man-darins et des gardes, chargés de les protéger et de les entretenir.
Au temps où le premier empereur des Sowi!® détruisit la
152 À BR dA, c'est-à-dire « genie représente à la fois le nom de la famille
du Fou-yu. » régnante et celui du pays.
Lo ; = | 153 {5h = TA, c'est-à-dire « le gé- 154 Quen-ti.
nie primordial de Kao. » On sait que Kao
dynastie des Tchin !* et s'empara de tout l'empire, Tang ‘6, roi de Kao-li, concut de vives inquiétudes. Il fit de grands amas de grains et exerça continuellement ses troupes aux travaux de la guerre, pour le cas où on l’attaquerait à son tour. La dix-septième des années kai-hoang (597), l'Empereur lui adressa une lettre revêtue du grand sceau, dans laquelle il se plaignait de ce que, tout en envoyant des ambassadeurs chaque année et tout en se disant vassal soumis et fidéle allié, ce prince coréen était loin de prouver par ses actes la sincérité de ses intentions. L'Empereur lui reprochait d'exciter les AZo-ho!# à violer les frontières, de se refuser à contenir les Ki-fan!8 et de saisir, au contraire, toutes les occasions de satisfaire sa rapacité par le pillage et la contrebande, encourageant ses sujets à dévaster les territoires amis, prenant sa part du profit de leurs brigandages, envoyant au besoin pour les soutenir des cavaliers qui massacraient les habitants inoffensifs, et faisant épier traîtreusement tous les mouvements des troupes chinoises. Enfin, la lettre impériale l'accusait d'avoir reçu avec peu de respect un un délégué de l'Empire, qui s'était vu séquestré dans un palais vide et entouré de gardes comme un prisonnier ; elle se terminait par
159 DE. Les Tchin régnèrent sur les 136 i: provinces méridionales de la Chine, au 157 Voir ci-dessus, note 110. temps où l'Empire était divisé en cour du 158 #7 Ft}. Deux livres entiers seront nord et cour du midi. Ils furent détruits consacrés plus loin à l’histoire de ces peupar Quen-ti, le fondateur de la dynastie ples, qui habitaient au nord du Leao-tong des Soui, qui demeura maître de toute et qui devinrent très-puissants vers la fin
la Chine, en 580. du rxe siècle.
une invitation sévère à ne pas négliger l'avertissement qui lui était donné.
Tang fut très-effrayé, à la réception de cette lettre. Il répondit par des protestations de soumission respectueuse. Bientôt après, 1l tomba malade et mourut, laissant le trône à son fils Youen 15°.
L'empereur Quen-ti traita favorablement le nouveau souverain ; il lui accorda un titre élevé qui lui confiait la garde des frontières. De plus, il le créa prince de Leao-tong!f° et envoya des officiers chargés de lui remettre les habits de cérémonie, insignes de ces hautes dignités. Youen écrivit une lettre de remerciement, dans laquelle il complimentait l'Empereur sur d’heureux présages et demandait aussi à étre reconnu comme roi de Kao-li. Il fut fait droit à sa requête et il fut inscrit parmi les grands vassaux de l'Empire avec le titre de roi.. |
L'année suivante, ce même prince envahissait le Leao-si!6!, appuyé par un corps de plus de dix mille cavaliers de la nation des Mo-ho. Quei-chi-tchong!"*, gouverneur de la province, le repoussa, et l'Empereur, violemment irrité, donna l'ordre au général en chef
Han-ouang-liang'* de conduire contre lui une expédition de terre
139 Au: située sur la rive droite du fieuve Lean, 160 Le Lcao-tong était dès lors sous la demeurée chinoise.
. . . . . Lt. x puissance du roi de Aao-li. Cette investiture 16 ti a) ti.
donnée au rot Youen n'était donc, en 163 JE HR. Le texte chinois du
réalité, qu'un acte de politique chinoise, Tong-kien-kang-mou dit que cette expé-
en vue de maintenir le principe de la su- dition. confiée au commandement de
zeraineté de l'Empire. Han-ouang-liang et de + te ti
161 q.h ra. Leuo occidental, province Quang-chi-tsî ce dernier dirigeant sans
et de mer, en méme temps qu'il rendit un décret par lequel tous ses titres lui étaient enlevés. L'expédition fut résolue avec tant de précipitation qu'on ne prit pas le temps de préparer les vivres nécessaires. Ils manquèrent tout à fait, quand les troupes eurent franchi la frontière au lieu appelé Lin-yu-kouan ‘%, Des maladies nombreuses se déclarèrent et, dans une situation si difficile, Hanouang-liang dut revenir sur ses pas jusqu'au fleuve Leao-chour!f*. Cependant, le roi de Kao-li avait été intimidé par ce déploiement de forces; il avait envoyé des ambassadeurs pour solliciter, dans les termes les plus humbles, le pardon de sa faut: et l'oubli du passé. L'Empereur accepta ses excuses, rappela l’armée expéditionnaire et traita comme auparavant le roi Youen, dont les ambassadeurs ne manquèrent pas de reparaître à la cour chaque année, porteurs de présents offerts en tribut.
Sous le règne de Yang-ti, successeur de Quen-ti, l’Empire atteignit un haut degré de puissance. Le roi des Kao-tchang 5 et le khan des Turcs (orientaux) nommé Ki-min'!° étant venus faire en personne la visite d'hommage, l'Empereur voulut obliger le roi de Kao-li à suivre cet exemple; il lui fit adresser l'invitation de se rendre à la cour. Le roi Youen, dont l’orgueil redoutait le cérémonial usité pour la réception des princes étrangers, refusa d’accom-
doute les marins et les vaisseaux) était le Leao-tong et le Leao-si. Il n'a pas
forte de 300,000 hommes. changé de nom.
» —fa 164 PR J É BAI, c'est-à-dire « Portes 166 JF E, tribu de la race des Quiou frontières de Lin-yu. » gours.
165 1 7k; également appelé 37 | 167 RX K °
Leao-ho. Ce fleuve servait de limite entre ATSUME GUSA. $: 74 go
plir ce voyage et, la septième année ta-nie (611), l'empereur Yang-ti prit la résolution d'aller lui-même le réduire à l'obéissance.
L'armée impériale traversa le Leao-choui avec ses équipages, se massa sur la rive orientale du fleuve, ct s'étant divisée en plusieurs COrps qui suivirent des routes diflérentes, se réunit de nouveau sous les murs de la capitale du Leao-tong'** pour mettre le siége devant cette ville. Ce qui rend la guerre difficile et souvent désastreuse dans le pays de Kao-li, c'est le nombre ct la solidité des places fortes qu'on y rencontre. L'Empereur voulut qu'un assaut général fut donné; mais il prescrivit à tous les chets d'ouvrir l'oreille aux propositions des assiégés, s'ils offraient de se rendre, et de suspendre en ce cas les hostilités sans permettre aux soldats de se répandre dans la ville. Le résultat de cet ordre fut que les Coréens s'empressaient d'envoyer des parlementaires, dès qu'ils se voyaient sur le point de succomber, obtenant ainsi un repit dont ils profitaient pour se défendre ensuite avec plus de vigueur. En vain les commandants des colonnes d'assaut prévinrent-ils l'Empereur de cette tactique de l'ennemi, qui paralysait leurs efforts. Le même fait se renouvela trois fois, sans que l'Empereur en comprit le danger. Enfin, il arriva que les vivres s'épuisèrent et que le moral des troupes s altera. Les convois furent interrompus; on essuya de graves échecs, il fallut lever le siége et se retirer. On se contenta de soumettre les territoires situés à l'occident du Leao-choui, d'y laisser garnison sur quelques points fortifiés, et de décréter la réduction du Leao-tong en province chinoise. L'année suivante, huitième année ta-nie (612), l'Empereur rassembla de nouveau une très-grande
armée, que lui-même encore dirigea contre le roi de Kao-li. Plusieurs
168 Aujourd'hui Liao-yvang.
généraux obtinrent des succès en opérant isolément; plusieurs villes furent emportées et la situation des Coréens devenait de jour en jour plus critique, quand la rebellion de Yang-hiuen-kan"% obligea l’armée impériale à rentrer en Chine. Un fonctionnaire Chilang, du ministère de la guerre !"°, nommé Ho-sse-tching "1, s'était enfui et réfugié au Kao-li. Le roi Youen, bien instruit de toute chose, poursuivit les Chinois pendant leur retraite et leur fit subir d'énormes pertes.
La dixième année fa-nie (614), le rebelle Yang-hiuen-kan étant mort, l'Empereur tourna contre le Kao-li toutes les forces militaires de l'empire. Derrière l’armée qui s'éloignait, des nuées de bandits se levaient comme des essaims d’abeilles et les détachements laissés dans les provinces pour la garde du territoire eurent beaucoup à souffrir. Comme l'Empereur arrivait au fleuve Leaochoui, le roi de Kao-li, dont les troupes avaient été battues par les généraux chinois de l'avant-garde, envoya demander la paix, et offrit Ho-sse-tching en otage. L'Empereur reçut cette ambassade à Hoai-youen-tching!"?. Il accepta la soumission du roi Youen, reprit aussitôt le chemin de la Chine avec son armée, ct retint les
169 33 % E Yang-hiuen- kan,
prince de Tsou, avait profité de l'absence de l'Empereur et du mécontentement que causaient les guerres de Corée pour soulever plusieurs villes, réunir une armée nombreuse et même investir Loyang, qui était alors la capitale de l'Em-
pire. Il ne put résister aux forces impé-
riales revenant de Corée, et se fit donner la mort par un de scs officiers.
170 IL CAL {4 KE. Les fonctionnaires chi-lang peuvent être assimilés aux chefs de division de nos ministères.
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172 1% bra $R..
envoyés de Kao-li afin qu'ils assistassent au sacrifice qu'on célébra dans le temple des ancêtres, quand il fut de retour à sa capitale. Il ne perdait point de vue son désir d'obliger Youen à venir lui rendre hommage en personne; 1l lui adressa donc une nouvelle injonction de se présenter à sa cour. Youen persistant dans son refus, l'Empereur n'en fut que plus animé dans sa résolution de l’y contraindre; mais les troubles intérieurs qui surgirent l’obligèrent à négliger ce dessein.
Sous le règne du fondateur de la dynastie des Tang (qui remplaca celle des Soui), la quatrième année ou-te (621), le roi Youen envoya des ambassadeurs à la cour de Chine, pour faire la visite d'hommage ct offrir des présents en tribut.
Il existe neuf classes de mandarins dans le royaume de Kao-li. Ceux de la première classe sont appelés tou-ts0!??. Ce sont les mêmes qui portaient autrefois le nom de fa-toui-lou-tsong-tchikoue!". Viennent ensuite les fai-ta-hiong'"; ensuite les yotche! qui correspondent aux fchu-pou!" de l'empire chinois : ensuite les #ai-ta-fou-jin-sse-tche!"8; ensuite les tsao-y-teou-tahiong''*, que les barbares orientaux ont coutume d'appeler aussi fsao-y-tsien-jin-tche!8°. Les secrets de l'Etat, les grandes affaires du royaume, la direction de la guerre et la nomination des fonctionnaires sont confiés aux mandarins de cette hiérarchie supé-
13 34. 17 DE A RA A A. 8 119 À k UR 179 Gi 156 i HIT. 180 ÉA
ricure. Après eux sont placés les ta-sse-tche!8!, les ta-hiong '®, les cheou-oueï-sse-tche'#, les chang-ouei-sse-tche!*, les siao-hiong!*, les tchu-hiong'%, les ko-tsie!8?, les po-ko-tsie'88 et les sien-jin!*?. On doit mentionner, en outre, un grand officier du titre de tchoangkou-tsou-kia'®, choisi parmi les ta-fou-jin-sse-chi, et chargé de recevoir les notes du souverain, comme les hong-lou-king ‘’! de la cour chinoise; puis des kowue-fse, po-sse, che-jin!° et des tong-ssetien-chou-ke'?° nommés parmi les mandarins du rang de siaohiong et au-dessus. Enfin, les villes de premier ordre ont chacune leur mo-sa! ou gouverneur général, qui peut être comparé à nos tou-to'®, et les villes fortifiées des provinces sont pourvues d’un tchu-lu-kin-tchi'%, également appelés tao-sse!”, qui sont de véritables fse-chi!°8, Quant aux mandarins militaires, leurs principaux grades sont ceux de ta-mo-ta!”, équivalant à celui de oueï-tsiangkiun?%, et de mo-ke?% équivalant à celui de tchong-lang-tsiang*®.
ok AE AE HERE ek D. (Re FE.
183 EE fi E *. 195 AP RD.
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185 ;j DL. 17 TE.
186 SE RL. 198 xii] pi gouverneurs civils.
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188 À 3 ci 200 $i] 15 i général comman- 189056 À. dant la garde.
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1 TE HE EI. 202 I RI HF. général de division. MPT ZA
Le titulaire du premier de ces deux grades doit être au moins du rang de fsao-y-teou-ta-hiong, et le mandarin militaire mo-ke ne peut être d'un rang inférieur à celui de ta-hiong. Après eux, viennent les ling-tsien-jin*®, les derniers des officiers supérieurs °0.
Tous ces fonctionnaires appartiennent aux familles nobles des cinq tribus du royaume, dont il a été parlé précédemment".
Une montagne appelée Kie-chi®% est située sur le territoire de Soui-tching*, du gouvernement de Lo-lang, des Han. C'est aussi de la montagne appelée Xie-chi que part cette grande muraille dont les ruines subsistent encore, et qui s’étendait à l'orient, en traversant le Leao-tong pour pénétrer jusqu’au Kao-li.
[REMARQUE : On lit dans le Chou-king : « Ceux qui entrent (par la mer) dans l'embouchure du Hoang-ho laissent à droite (le mont ou les monts) Kie-chi®®, » L'endroit où l’on voyait autrefois (le