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342 fl p'4 caractères d'ecrilure aux-
Sous le règne de l’empereur Taï-tsou, de la dynastie des Song, la troisième année kien-long (962), le roi (Ouang)-tchao envoya un grand mandarin du titre de kouang-ping-chi-lang *, nommé Lihing-yeou®', pour offrir le tribut. La cinquième année kaï-pao (972), ce même roi vint en personne rendre la visite d'hommage et l'Empereur lui concéda plusieurs titres honorifiques. Il eut pour successeur son fils (Ouang)-tcheou%5, qui envoya des ambassadeurs à son tour et qui félicita l’empereur Taï-tsong sur son avènement au trône (976); il fut également pourvu de hautes dignités. (Ouang)-tcheou voulut qu'un jeune coréen, nommé Kin-hingtchin 7, vint faire ses études au collége impérial de Kowue-tsekien ‘8, et cet étranger montra tant d'aptitude qu'il s’en retourna : dans son pays avec le grade de docteur. (Ouang)-tcheou ne manquait jamais d'offrir le tribut aux époques déterminées ; il mourut la septième année fai-ping-hing-koue (982). Son frère cadet
su BE SF 1% RE.
E MR N 346 {Hi Deguignes appelle ce prince
Ouang-tien, dans son Histoire des Huns,
pour avoir lu 14 au lieu de 1H.
7 JR.
38 Le collége impérial appelé Ci + F7 koue-tse-kien existeencoreaujourd'hui.
Si l'on en croit les historiens chinois, dès l'époque des premiers Han, c'est-à-dire
au commencement de notre èrc, il ne
renfermait pas moins de deux cent quarante corps de logis, pouvant contenir trente mille écoliers. Les Tang le remirent en honneur, après qu'il eut passé momentanément par une période de décadence, et les Song v firent bâtir deux grandes salies dont l'une fut uniquement consacrée à l'explication des King en public, tandis que l'autre servit aux cérémonies du culte respectueux rendu à
Confucius.
nommé (Ouang)-tchi**° lui ayant succédé, envoya d’abord une ambassade pour demander à être confirmé dans les titres honorifiques de ses prédécesseurs, ce qui lui fut accordé, et vint ensuite à la cour rendre hommage, en personne, la première des années yong-hi (984).
La troisième de ces années (986), l'Empereur fit partir une armée pour châtier les barbares du nord, et comme le Kao-li, voisin des pays des Ki-tan®, avait souvent à souffrir de leurs incursions, il chargea Han-koue-hoa de se rendre auprès du roi (Ouang)tchi, afin d’engager ce prince à joindre ses forces aux siennes contre un ennemi commun.
Il était arrivé précédemment que les Ki-tan ayant traversé le territoire du Kao-li pour assaillir et piller les Niu-tchin®, les Niutchin avaient porté leurs plaintes à l’Empereur, offrant des chevaux en tribut, et accusant le roi de Kao-li d’avoir fait une alliance secrète avec les Ki-tan.
(Ouang)-tch1 venait d'apprendre l’accusation portée contre lui et se trouvait sous l'impression de la tristesse et de l’inquiétude qu'elle lui causait, lorsque l'envoyé de l'Empereur parut à sa cour.
349 fé.
350 I] a été question déjà de ces peuples, p. 173, note 158. L'époque à laquelle nous sommes arrivés est celle où leur puissance était devenue formidable. L'empire qu'ils avaient fondé est également connu sous le nom d'empire des Leao ou
Kara-kitai.
334 K IE appelés aussi Niu-tchi ou Niu-tché. Klaproth veut qu'on prononce Ju au lieu de Niu, Ils habitaient à lorient du fleuve Æuen-tong-kiang ou Sounggari-oula, au pied de la montagne Tchang-pe-chan, au nord de la Corée et aux sources du Ya-lo-kiang. Ils étaient.
de la race des Mo-ho.
Il entreprit aussitôt de se justifier, en faisant connaître à Han-kouehoa la perfidie des Niu-tchin et en lui exposant ce qui suit :
« L'année précédente, pendant l'hiver, les Niu-tchin ayant expédié des courriers pour annoncer que les Ki-tan commencaient leurs courses, le roi de Kao-li s'était empressé d’en prévenir les Tang-tao** qui pouvaient l’ignorer, bien que voisins des Niutchin, soit en raison de la difficulté des routes, soit par suite de quelque mauvais vouloir. (Quang)-tchi les avait averti du danger, au moment où la cavalerie des Ki-tan traversait le fleuve Meî-h033; mais les Tang-tao, d’abord incrédules, prenaient à peine quelques dispositions pour s'opposer à l'invasion des Ki-tan que déjà ceux-ci avaient fondu comme un ouragan sur les Niu-tchin, massacrant tout ce qui leur faisait obstacle, emmenant des populations entières en servitude et ne renonçant à la poursuite des fugitifs qu'après avoir pénétré jusqu'au nord-ouest du pays des Tang-tao, dans les territoires de Te-tchang**, Te-tching**, Oueï-hoa %5 et Kouanghoa*?.
« L'expédition terminée, les Ki-tan étaient rentrés chez eux avec leurs prisonniers, puis avaient fait courir des cavaliers sur la rive septentrionale du fleuve T'e-mi*®, appelant les soldats des postesfrontières pour leur déclarer que les Niu-tchin venaient de commettre des déprédations sur leur propre territoire et se disposaient à
352 = . 337 TC ik.
sé VIT.
351 qa = . voir entendre les quatre caractères 4 SEI Tune JD ÂL.
358 C’est ainsi du moins que j'ai cru de-
renouveler l'agression. Les Tang-tao connaissant la vérité, désirant la paix et ne sachant quel parti prendre, s'étaient contentés de cacher leur armée et de donner asile aux débris des contingents armés des Niu-tchin, deux mille réfugiés environ.
« A la suite de ces événements, les Niu-tchin avaient sollicité vivement les Tang-tao de bâtir une place forte sur les bords du fleuve Meï-ho, à l'endroit où le passage en était praticable, de manière à prévenir de nouvelles invasions. Les Tang-tao y avaient consenti et commencaient à exécuter les premiers travaux, quand tout à coup les Niu-tchin les avaient assaillis avec la plus insigne perfidie, leurs avaient tué beaucoup de monde et avaient enlevé, pour en faire des esclaves, tous les hommes valides employés aux travaux. —
« Comme les Niu-tchin rendaient visite chaque année à la cour de Chine, leurs voisins n'avaient pas osé tirer vengeance de cette action odieuse, mais ils n’eussent pas imaginé que les Niu-tchin pousseraient l'audace et la fausseté jusqu'à tromper l'Empereur par des récits mensongers.
« Le Tang-tao*°, lui aussi, rend hommage à la cour de Chine, où depuis près de cinq ans ses ambassadeurs n'ont point manqué de se présenter, le premier jour de la première lune. Lui aussi est placé sous la protection de l'Empereur et ne songerait pas à entretenir des intelligences avec les ennemis de l'Empire, dont il est d’ailleurs séparé par la mer de Leao et par les fleuves 7a-meî et
Siao-mei 3%. »
359 On sait que le même nom sert à dé- 360 X Hi sj Hg — ; MY,
signer un pays et le peuple qui l'habite. c'est-à-dire le grand et le petit Meî.
Le roi (Ouang;-tch1 alléguait plusieurs considérations du même ordre, attestait par le soleil et la lune la sincérité de cet exposé, et terminait en souhaitant que les envoyés des Tang-tao et des Niutchin fussent appelés à s'expliquer devant l'Empereur, de telle sorte que la vérité apparut au grand jour.
Han-koue-hoa écouta favorablement les déclarations du roi de Kao-li, mais lui fit signifier, au nom de l'Empereur, d’avoir à diriger immédiatement un corps d'armée vers l'ouest pour combattre les Ki-tan. (Quang)-tchi s'était absenté de sa capitale afin de ne pas recevoir cet ordre, et tardait à se conformer aux injonctions de l’Empereur. Han-koue-hoa insista avec tant de force que le prince coréen se détermina enfin à lever des troupes et à les mettre en campagne. Alors Han-koue-hoa s'en revint à la cour.
A la dixième lune de cette année {986), une ambassade du roi (Quang)-tchi fit la visite d'hommage, amenant avec elle deux étudiants coréens, Zsoui-han‘ et Ouang-ping **, qui entrèrent au collége impérial de koue-tse-kien pour y achever leurs études.
La deuxième année fouan-kong (989), une nouvelle ambassade du même prince vint encore offrir le tribut. Elle était conduite par un bonze appelé Jou-ko*®, qui demanda l'ouvrage bouddhique intitulé Ta-tsang-king\, et à qui l'Empereur daigna l'accorder.
La quatrième de ces années (991), l'Empereur chargea Tchin-
tsing et plusieurs autres de se rendre dans le Kao-li, et de porter
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