‹ Atsume gusaChapitre 57 sur 111 · EE Æ · texte numérisé non relu

EE Æ

touan-lin a donné les noms de toutes les

tribus des Ma-han (ci-dessus, page 26),

20 Mémoire sur les mœurs et coutumes

des barbares orientaux.

2 GI, 2 HI sie Kia-lo, dan HP Jin-no.

Ces royaumes ou tribus étaient vraisem-

blablement du nombre des douze petits

mais non point ceux des tribus des Chinhan ni des Pien-chin. A défaut de cette nomenclature des tribus Chin-han, qui nous manque complétement, il ne sera pas sans intérêt de placer ici la liste sui-

vante de vingt-quatre petits états for-

|Il finit même par s'emparer de tout le territoire destrois Han.] Sa frontière nord-ouest s’allonge comme une longue dent?3,

entre les territoires du Kao-li et du Pe-tsi.

Le Sin-lo renferme beaucoup de montagnes bordées de préci-

pices; elles forment autant de barrières naturelles, qui le mettaient

à l’abri d’une invasion en cas de guerre avec le Pe-tsi. Ne connais-

mant la confédération des Pien-chin, au temps de la dynastie des Quei, liste que M. de Rosny a extraite des annales officielles de cette dynastie, et qu'il a publiée dans le tome VII des Actes de la Société d'Ethnographie : Ca F& Ed kit koue, A HI | Po-sse-koue, F A ui BE D VX | pien-chin-mi-timi-tong-koue, | | {x SR Pien chin-tsie-tou-koue, E]) w | Kinri-kove, SE JA RE HA A | Nan-mi-li-mi-tong-koue, | | nr À que” i xi | Pien-chin-kou-tse-mitong-koue, | | nn i w TE | Pien-chin-kou-chun-chi-koue, # R ] Jen-hi-koue, | | È L& | Pienchin-pan-lou-koue, FF AK HV | Pienlo-nou-koue, Spi viti | Kiun-mi-koue, FF FE Uff | pientiunmi-koue, | | UR HP À | Pien-chin-mi-

ou-ye-ma-koue, Un } EA | Jou-tchankoue, | | FEST pien-chinkan-lou-koue, F te | Chi-tou-koue, | II EF | roneou-sien-koue, #3 HE | Ma-yen-koue, It it 0 Al | AE EH Æ | Pien-chin-tseou-tsao- ma koue, « | | K HP | Pien-chinngan-ye-koue, sE *Ë | Ma-yen-koue, | | ‘A le | Pien-chin-tou-loukoue, A A | Sse-lou-koue, TB th |

yeou-yeou-koue. — M. de Rosny remar-

Pien-chin-keou-y-e-koue, |

que lui-même que le nom de Ma-yenkoue est répété. — En recueillant ce document, à titre de renseignement supplémentaire, nous devons rappeler toutefois que, suivant Ma-touan-lin, les tribus des Pien-chin n'excédaient pas le nombre de douze. (Ci-dessus, page 22.) |

3 Litt. : comme une dent de chien.

sant aucune écriture, ses habitants faisaient des marques sur du bois pour établir leurs contrats. Ses envoyés, venant toujours avec ceux du Pe-tsi, se servaient d’eux comme d'interprètes. Ils s’habillaient de blanc pour paraître à la Cour. Dans leur royaume, on pratiquait surtout le culte des esprits des montagnes. A la huitième lune, au jour de son plein, un grand festin était offert aux principaux mandarins; les convives lançaient des flèches dans la salle”. Les plus hautes fonctions étaient confiées à des parents du Roi. La famille royale se divisait en deux classes, dont la première comprenait les princes de la branche aînée ou premier os*, et la seconde ceux de la branche cadette ou second os°f. Les princesses, tantes, sœurs ou cousines germaines et issues de germaines étaient données en mariage aux princes du même sang. Le Roi, la Reine et leurs descendants constituaient la branche aînée ou premier os. Ces descendants ne pouvaient s’allier avec des princes ou princesses des branches cadettes ou de second os. Les princesses mariées ou non mariées n'avaient d'autre rang que celui de concubines ou d’humbles servantes. Il existait dix-sept classes de mandarins, parmi lesquels figuraient un fsai-siang*”, des chi-tchong”®, sse-nong-king*®, tai-fou-ling®°, etc. Quand les princes du second os avaient à décider une affaire de famille, ils devaient en délibérer avec tous leurs pairs

24 L'usage de lancer des flèches, comme 2 SE #E, ministre d'Etat. récréation, après un grand festin et dans 1% na) , conseillers. la salle méme où il avait eu lieu. a long- 29 Fi] fi SEN. mandarins qui présitemps existé à la Chine. daient à l'agriculture:

AR if a JF ca 23 co —— j. so À FF °F, sorte de prétets.

. AZ: —— RELA 26 Hu — }5 ®

dans un conseil auquel on donnait le nom de ho-peÿ!, mais il suffisait de l'opposition d'un seul dissident pour arrêter une décision. La famille d’un fsaï-siang continuait de toucher son traitement après qu'il était mort. Ces dignitaires avaient des concubines ct des serviteurs au nombre de plus de trois mille. Les soldats étaient revétus de cuirasses et classés en diverses catégories, sous les dénominations de bœufs, chevaux, porcs”. Les îlòts situés dans la mer, sur les côtes du Sin-lo, renfermaient des pâturages qui nourrissaient beaucoup de bétail. Une partie de la population vivait des produits de la chasse, en se servant d’arcs et de flèches. Le riz et autres céréales se prêtaient avec intérêts. Le débiteur qui ne pouvait satisfaire à ses engagements devenait généralement l’esclave de son créancier. Le nom de famille du Roi était Kin%, les nobles portaient celui de Po; les gens du peuple n'étaient désignés que par un petit nom qui leur était personnel. Les tasses pour boire étaient en bois de saule et de forme évasée. Au premier jour de la nouvelle année, on se complimentait mutuellement, et ce jour-là des sacrifices étaient offerts au soleil, à la lune et aux esprits. Les hommes avaient des pantalons de laine et les femmes de longues robes doublées. Lorsqu'une femme recontrait un homme, elle se mettait à genoux et posait ses deux mains par terre, témoignant ainsi de son profond respect. Les femmes ne se fardaient pas le visage ct ne se peignaient point non plus les sourcils ; elles roulaient

en spirale leurs beaux cheveux sur le sommet de la téte, les ornaient

33 On a vu déjà des dénominations ana- 34 À P .

logucs, ci-dessus, p. 42.

de perles et les attachaient avec des rubans de diverses couleurs. Les hommes coupaient leurs cheveux et les vendaient. Ils se couvraient la tête d’un bonnet noir. Au marché, c'étaient les femmes qui tenaient boutique. En hiver, on établissait un foyer dans la salle principale de chaque demeure; en été, on faisait usage de glace, sur laquelle on plaçait les aliments. A l'égard des animaux domestiques, les habitants du Sin-lo n'avaient pas de moutons et ne possédaient qu'un petit nombre d’ànes, généralement maigres et chétifs. Leurs chevaux étaient nombreux, mais manquaient d’allure, bien qu'ils fûssent de grande taille.

Originairement, au temps où le Pe-tsi avait attaqué le Kao-li, le Kao-li avait sollicité l'appui du Sin-lo et, se rendant à cet appel, les hommes du Sin-lo avaient engagé une lutte opiniâtre contre leurs voisins du Pe-tsi. Ayant fait prisonnier le roi du Pe-tsi, ils l'avaient mis à mort; de là était née entre les deux peuples une haine profonde qui ne s’éteignit jamais.

Sous la dynastie des Tang, la quatrième année ou-te (621), le roi (de Sin-lo) Tchin-ping envoya des ambassadeurs à la Chine, pour faire la visite d'hommage; trois ans plus tard, l'Empereur lui accorda le titre de fchu-koue®>, en lui donnant l'investiture comme roi de Lo-lang®5 et de Sin-lo. La cinquième année tching-kouan (631), ce prince offrit à l'Empereur deux musiciennes, en présent ; mais l'Empereur refusa de les recevoir et les fit reconduire dans leur pays.

Le roi Tchin-ping étant mort sans laisser d’héritier mâle, sa

35 FT El soutien du royaume. 36 Voir. ci-dessus, la note 2.

fille Chen-te*" fut reconnue pour souveraine par les Sin-lo, sous le titre de Ching-tsou-hoang-kou?*. Attaquée par les Kao-li et les Petsi, dans la dix-septième année tching-kouan (643), elle implora la protection de l’Empereur (Taï-tsong) qui, ayant déjà pris lui-même la résolution de faire la guerre aux Kao-li, lui promit d'autant plus volontiers son assistance 5’, Chen-te réunit une armée de cinquante mille hommes, envahit la partie méridionale du Kao-li et prit la

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