DI
"EST le même peuple que les Mo-ho? du (fleuve) He-choui. Leur pays est situé au nord de la Corée. Chaque bourg et
chaque village à son chef; mais les Mou-ki ne se réunissent pas en
1 Deguignes écrit à tort Vo-kie; et d'autres Voe-ke, ou Ou-ki. Le caractère 7) se prononce également Ou et Mou, mais le nom de Mo-ho ou Mo-ko, que reçurent les Mou-ki depuis le vm siècle, indique clairement que la prononciation Mou doit être ici la véritable.
152 Ba. Deguignes et quelques au-
tres ont écrit Mo-ko et Mo-kho.
5 DE 7k (fleuve noir), le Songgari-
oula ou Fleure amour, également ap-
pelé Fleuve du Dragon noir (He-longkiang), etc. (voir ci-dessus, note 3, p. 39). La confusion que peut produire une grande variété de noms est encore augmentée, à l'égard de ce fleuve, par l’habitude qu'ont les écrivains chinois de lui donner indifféremment le nom de chacun de ses affluents, depuis le point ou la Jonction des courants s’est opérée Jjus-
qu'à la mer.
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corps de nation. Ils sont robustes et belliqueux. Entre les barbares orientaux, ce sont les plus puissants. Ils ont un langage particulier. Ils méprisent les Teou-mo-leou4, comme les autres peuples qui les entourent et qu'ils ne cessent d’inquiéter. Une distance de plus de cinq mille li les sépare de Lo-yang?. A deux cents /; au nord de Ho-long® est une montagne appelée Chen-yu-chan"; à trente jours de marche au nord de cette montagne est une autre montagne nommée Ki-li-chan*; encore sept jours de marche vers le nord et l’on atteint le fleuve Lo-kouei-choui® qui est large de plus d’une li; encore quinze jours de marche, dans la même direction, et l’on trouve le fleuve Tai-yo-lou-choui!°. Alors on prend la direction du nord-est, on marche dix-huit jours et l’on arrive enfin sur le territoire des Mou-ki, traversé par le fleuve So-mo'!, qui a trois li
de largeur.
4 Voir ci-dessus, p. 271.
S L'indication de Lo-yang, comme point de départ de l’itinéraire qui va suivre, donne à penser que ce document remonte à l’époque des Tcin occidentaux, dont cette ville fut la capitale. J'ai exposé précédemment (note 3, page 40) les motifs qui m'ont déterminé à garder la forme du présent de l'indicatif, même pour des documents d’un autre âge, dans ma traduction du Ouen-hien-tong-kao.
:#H HE. Place forte, dans le nord
du Pe-tchi-li.