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RI Fr.
49 Voir à la page précédente.
50 Les 35 Tsi dont il s'agit ici sont évidemment le ei Te ou Tsi du nord, qui detruisirent les I Queî au milieu du vie siècle (voir l'Histoire des Huns,
guerriers pleins de valeur et de bravoure. Aujourd'hui, vous vous offrez à moi d'un cœur sincère. Je voustraiterai comme mes enfants, et vous devrez me respecter comme un père. » Ces étrangers répondirent : « Dans chacun des pays que nous habitons, nous, vos sujets, nous avons entendu dire que l'Empire du Milieu possédait un saint homme?!. C’est pourquoi nous sommes venus lui rendre hommage, et c’est pourquoi nous nous inclinons aujourd’hui devant son visage sacré. Notre ferme volonté est de le servir toujours fidèlement. » Le nord-ouest des régions occupées par les différents peuples dont les représentants se trouvaient alors réunis touche au pays des Ki-tan ®?, et souvent la guerre est allumée entre ces belliqueux voisins. L'Empereur jugea l’occasion favorable pour leur recommander de vivre en paix, ce qu'ils lui promirent. Il leur fit distribuer de riches présents et voulut qu’on leur servit, devant lui, des liqueurs qu'ils aimaient beaucoup à boire. Bientôt le principal ambassadeur et toute sa suite entonnèrent des chants furieux et exécutèrent une danse qui était un simulacre de combat. « Voilà pourtant » dit l'Empereur en se tournant vers ses ministres « la vraie cause de bien des guerres et la source de bien des mal-
heurs. »
st L'expression Hi A ching jin,em- Homo ita perfectus ut alios ad bonum ployée souvent dans le Chou-king, dési- convertat, et tamen ejus perfectio comgne un sage par excellence, un homme muni hominum cognitioni impervia stt. qui possède au plus haut degré toutes les 52 Peuple qui habitait au nord du Leaovertus. Les jésuites de Pe-king ont défini tong, et qui devait former plus tard le
cette expression de la manière suivante : puissant empire des Leao.
Les Mou-ki étaient fort éloignés de l'empire des Souï‘; leurs tribus les plus proches étaient celles des Pe-chan et des So-mo. Au commencement du règne de l’empereur Yang-ti, ils furent vaincus et subjugués par les Kao-li; plusieurs chefs vinrènt alors avec beaucoup d’humilité solliciter la protection de la Chine, et l'Empereur, en leur donnant des titres de dignité leur assigna Lieou-tching* pour résidence. Le séjour de cette ville et les relations qu'ils entretinrent avec la population des frontières leur firent aimer les coutumes chinoises. Ils sollicitèrent la faveur de porter la ceinture et le bonnet des hauts fonctionnaires de l’Empire, ce qui leur fut accordé. L'Empereur leur envoya même, à cet effet, des étoffes de soie, en témoignage de son bon vouloir. C'était la politique qu'on avait suivie déjà vis à vis des chefs du Leao-tong, dans des circonstances analogues, et chaque fois que ces étrangers rendaient à l'Empire des services militaires, on les récompensait très-largement.
Sous la dynastie des Tang, la cinquième des années ou-te (622), un chef appelé Ngo-kou-lang * visita pour la première fois la Cour. Ce même chef renouvela sa visite dans la seconde année fchingkouan de l'empereur Tai-tsong (628), demandant à devenir vassal immédiat de l'Empire, ce qui lui fut accordé. On décida que son territoire porterait le nom de Yen-tcheou ‘.
53 La cour des Soui fut d'abord à Si- aujourd'hui Tchang-li, est au nord de
ngan-fou, dans le Chen-si, et l'empereur Pe-king. Yang-ti la transporta à Lo-yang, dans le 93 po FA EP. Ho-nan. se FRE M Les Chinois ont donné ce
54 FD ti. Cette ville, qui s'appelle nom à plusieurs régions au nord de leur
empire.
‘ Quand l'empereur Tai-tsong fit la guerre aux Kao-lì, les tribus septentrionales (des Mou-ki) se joignirent aux ennemis de l'Empire et, sous les ordres de Kao-hoei-tchin, contribuèrent puissamment à la prise de Ngan-chi par ce général coréen. Chaque fois qu'on livrait bataille, les Mou-ki se plaçaient d'eux-mêmes au premier rang. L'Empereur, ayant repris la ville de Ngan-chi, fit enterrer vifs deux mille soldats de cette nation qui étaient tombés en son pouvoir 7,
A la dixième année kaï-youen (722), un chef des Mou-ki nommé Ni-cho-li-ki®8 vint à la Cour faire une visite d'hommage, et l’empereur Hiouen-tsong lui conféra le titre de gouverneur du Po-li-tcheou*?. C'est alors que le protecteur général ou vice-roi du Ngan-tong® nommé Sie-taï proposa de créer un département de He-choui, à la tête duquel serait placé le chef de la tribu du même nom, avec le titre de gouverneur général. L'Empereur décida que ce chef serait investi seulement du commandement militaire, et que le général Li-hien-tching aurait la haute direction des affaires du
57 Ce fait monstrueux a été mentionné déjà, dans la notice sur le Xao-kiu-li (cidessus, p. 194), avec cette seule variante qu'il est question plus haut de trois mille
prisonniers, et ici de deux mille.
«TRAE 5 PJ f) M. On peut prononcer
aussi Pou-li-tcheou.
€ Voir ci-dessus, p. 206. Il est très-dif-
ficile de rendre toujours par des équivalants exacts les titres des fonctionnaires chinois et des chefs étrangers. Ici, comme en plusieurs autres endroits, je me suis efforcé d'interpréter de mon mieux leur valeur relative, sans prétendre établir une synonymie rigoureuse entre les dénominations chinoises et les termes dont je me suis servi.
pays, tout en demeurant placé sous les ordres du gouverneur général du Yeou-tcheou®.
Les Mou-ki vinrent quinze fois à la Cour, pendant le règne de l'empereur Hiouen-tsong; ils vinrent sept fois dans les années fali (766-779), une fois dans les années tching-youen (785-804) et une fois encore dans les années youen-ho (806-820).
On rapporte qu’au nord-ouest du fleuve He-choui, il y avait encore la horde ou tribu des Sse-mo* ; en continuant à marcher dix jours dans la direction du nord, on rencontrait celle des Kiun-lif ; encore dix jours de marche vers le nord-est, on trouvait celle des Ko-choue*, également appelée Ko-choue-chao®. En revenant vers le sud, et toujours après dix jours de marche, on arrivait chez les Mo-y-kiai*. Enfin, il existait aussi des hordes ou tribus portant les noms de Fo-nief$', Yu-leou®, Yue-hi, Tie-li, etc. Les territoires habités par ces peuples bordent toute la frontière septentrionale du Po-hai'' et s'étendent jusqu'à la mer du côté de l’orient, tandis
LA VI EH) M . Partie nord du Pe-tchi-li. qui le conduit parfois à se répéter. Le
62 Fl 5. caractère qui donne le son nie préte à
61 EI) AI. quelques variantes d'orthographe. Une
64 TA ER, édition du Quen-hien-tong-kao écrit A ) %
SI. une autre JE