‹ Atsume gusaChapitre 7 sur 111 · AVERTISSEMENT VII · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT VII

vue d'éléments alphabétiques, comme est la langue chinoise, ne peut manquer d’être par elle-même assez arbitraire. Chaque sinologue a la sienne et quelquefois en a plusieurs, ce qui, entre autres inconvénients nombreux, offre celui de rendre méconnaissable pour toute personne étrangère à la sinologie (c’est-à-dire pour la grande majorité des lecteurs) tel nom de personnage ou tel nom de lieu, suivant qu'il est mentionné par tel ou tel auteur. Les Portugais, les Anglais, les Allemands ont orthographié selon le génie de leur alphabet ; quelques savants ont mélangé ces différents systèmes ; on a voulu marquer tous les accents et toutes les intonations de la langue parlée, et peu à peu l’on est arrivé à une orthographe très-compliquée, très-peu française, qui donne souvent une idée fausse des prononciations véritables à qui n’a pas la clef de cette orthographe

conventionnelle.

Assurément un peu de convention est inévitable, de même qu'il faut renoncer à rendre autrement que par approximation certains sons particuliers à la langue chinoise. On doit prévenir d’abord que toutes les lettres employées dans la transcription des mots chinois gardent leur valeur propre, même comme finales, et sans qu'il soit besoin de les faire suivre d'un e muet, de telle sorte qu’en lisant pan, lin, lien, on prononcera pane, line, liène. Les sons des diphtongues françaises an, on, en seront marqués par un g final, qui se fera d’ailleurs légèrement sentir. Zn, même suivi d'un g ne se prononcera jamais ain, mais bien ing. La lettre 4 aura la valeur du j espa-

gnol ; l's redoublé (ss) indiquera un sifflement très-accentué, et l'y

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