PLUS
Cette notice offre un intérêt exceptionnel, parce qu'elle a soulevé l’importante question de savoir si les Chinois ont connu l’Amérique, nan pas seulement au
cinquième siècle de notre ère, comme la
relation de Hoei-chin l'indique, mais dès
la plus haute antiquité, ainsi que je me propose de le démontrer un peu plus loin, Le savant oricntaliste Deguignes fut le premier à trouver, dans les œuvres jusqu'alors inexplorées de Ma-touan-lin, la
mention du pays de Fou-sang, qu'il re-
an ce qui regarde le royaume de Fou-sang, la première année yong-youen de la dynastie des Tsi (499), il y eut un
connut pour appartenir à l'Amérique du Nord et qu'il crut pouvoir identifier avec la Californie, en étudiant la route suivie par les vaisseaux chinois que les courants avaient portés sur les côtes de ce pays. Il exposa cette opinion dans un mémoire justement célèbre, publié en 1761, et intitulé : Recherches sur les nayigations des Chinois du côté de l'Amérique, et sur quelques peuples situés à l'extrémité orientale de l'Asie (Mém. de l'Acad. des
inscrip. et belles-lettres, tome XXVIII,
(Ce)
cha-men ou prétre bouddhiste de ce royaume, nommé Hoei-
p. 503 et suiv.). Les assertions de Deguignes furent combattues par un critique fameux, très-disposé à nier tout ce qu'il n'avait pas découvert lui-même: mais la faiblesse de sa réfutation devient un argument puissant à l'appui de l'opinion avancée par Deguignes, car personne n'était plus apte que Klaproth à relever des erreurs du genre de celles qu'il accusait Deguignes d’avoir commises, et quand on touche du doigt la pauvreté de son plaidoyer contradictoire, aussi bien que jinexactitude manifeste des allégations qu'il apporte, on est conduit naturellement à penser que l'auteur de l'Histoire des Huns devait avoir toutes les bonnes raisons de son côté. MM. d’Eichthal, dans la Revue archéologirue (1862-1863). le chevalier de Paravev, dans les Annales de philosophie chrétienne (1844, 1847). le protesseur Neumann dans un mémoire intitulé Ost-Asien und W'est-America, Zeitschrift für allgemeine Erdkunde (réimp. d'avril 1804), M. Jose Perez, dans le tome VIII de la Revue orientale
et americane. ont défendu tour à tour le
mémoire de Deguignes avec beaucoup de force, en ajoutant de nombreuses et nouvelles preuves à l'appui de celles que ce savant avait apportées. Très-récemment, enfin, dans un volume plein de faits, in- .
titulé Fusang, or the discovery of America, un auteur américain, M. Charles G. Leland, s'est attaché à confirmer l'identification du Fou-sang avec la Californie ou le Mexique, au moyen de documents plus nouveaux encore, empruntés aux dernières connaissances acquises sur la navigation du Pacifique et sur l'ethnographie des populations américaines. Seul, le Dr Bretschneider déclare s'en rapporter au jugement de Klaproth, sans doute sur la foi robuste qu'un pareil témoignage lui inspire, puisqu'il avoue très-loyalement n'avoir rien lu de tout ce qu'ont écrit ses contradicteurs.
Le cadre restreint de ces notes ne me permet pas d'analyser les ouvrages que je viens de citer et qu'il doit me suffire d’indiquer au lecteur. J'aurai soin toutefois
d'appeler successivement l'attention sur
les rassages de cette notice qui ont donné
chin*, qui arriva dans la ville de King-tcheou* et qui rapporta
ce qui suit :
Le Fou-sang est situé à plus de vingt mille /î, à l'orient du
licu à controverse, et sur plusieurs expressions qui ont été interprétées d'une manière très-difiérente par Deguignes, Klaproth, Neumann et Bretschneider. Je me suis efforcé de rendre ma version aussi littérale que possible, en vue de faciliter aux spécialistes qui ne sont pas sinologues l’intelligence raisonnée du texte original. Ce méme désir d'aider à l'éclaircissement de la question du Fou-sang me détermine à placer, en appendice, quelques documents de source chinoise qui l'intéressent, et que je crois encore inédits.
2 as TR. Neumann écrit Hoei-shin; le Dr Bretschneider, Hui-shén. Ce nom qui signifie très-pénétrant, très-intelligent (et non pas compassion universelle, comme Neumann l’a traduit, je ne sais pourquoi) est un nom de religion dont on ne peut tirer aucune induction touchant la véritable nationalité du bonze
qui le portait. M. Leland écrit : « Kla-
proth say s 4 mativa of the conutry-, and by the country he means Fusang. But in german version of the same passage, given by Neumann, the (or this) country refers to China. » Si Neumann, dont je ne connais la version allemande que par la traduction anglaise que M. Leland en a donnée (en ajoutant qu'elle a été revue par Neumann lui-même), laisse entendre aussi clairement que Hoeï-chin aurait été originaire de la Chine, il est dans l'erreur assurément. Les caractères du texte chinois K a de ce royaume (autrement of this country) se rapportent au Fou-sang et non pas à la Chine.
Rien n'indique, il est vrai, dans le texte chinois, si Hoeï-chin était devenu un bonze du Fou-sang ou s’il était natif de ce pays. Cette question demande à être réservée, et ma version est absolument littérale.
3 Pour arriver à cette ville, située dans
le Hou-Aouang actuel et sur les rives du
royaume de T'a-han*, et il est également à l’orient de la Chine. Il
renferme beaucoup d arbres fou-sang et c'est de là que lui vient son
Vang-tse-kiang, Hoei-chin avait du remonter ce fleuve et passer par Xien-kang ou Nan-king, qui était la capitale de l'empire des Tsi.
4 k El Deguignes a cru pouvoir identifier ce pays avec le Kamischatka, en même temps qu avec le lieu d'exil appelé par les Chinois Lieou-koueï. Klaproth veut que Ta-han, qu'il reconnaît d’ailleurs pour Lieou-kouei, soit l’île Saghalien, autrement Tarrakaï ou Karafto.
Il pose arbitrairement cette hypothèse, sans tenir aucun compte de l'orientation fournie par Ma-touan-lin, et sans dire non plus comment on peut concilier une telle opinion avec ce qu'affirment cet auteur et aussi le traité de géographie Longoueï-pi-chou, à savoir que l'on arrivait par terre à Lieou-koue: et que la mer entourait ce pays de trois côtés seulement
> — A Æ A ÏE <A = IH] i } K K ÿ ff Lieou-kouei cstaunord dela mer du Nord et entouré par lamer destrois côtés) Le Dr Bretschneider
place le pavs de T'a-han en Sibérie, aban -
donnant sur ce point l'avis de Klaproth, et le professeur Neumann, d'accord avec M. Leland, affirme qu'il faut reconnaître sous ce nom la péninsule américaine d'Aliaska. Le royaume de Ta-han étant, un peu plus loin, l'objet d’une mention particulière, je dois renvoyer à cet article spécial quelques documents qui feraient double emploi, si je les insérais ici. Remarquons toutefois, dès à présent, que Ma-touan-lin et d'autres écrivains chinois traitent séparément des pays appelés par eux Lieou-koueï et Ta-han, en classant le premier parmi les régions du nord et le second parmi les régions de lorient.
En tout cas, quelque soit l'identification exacte et définitive du Fou-sang, il n'échappera pas que lorsque le bonze Hoei-chin, qui arrive dans l'empire des Tsi par le Grand Kiang, indique le Fousang comme étant à la fois à l'orient du Ta-han et de la Chine, il entend parler, non d'une terre de médiocre étendue,
mais d'un véritable continent.
nom. Les feuilles de l'arbre fou-sang ressemblent à celles de l'arbre tong*; quand le Fou-sang commence à croitre, il ressemble aux
jeunes pousses du bambou et les habitants du pays le mangent.
Son fruit a la forme d’une poire ; il est de couleur rouge. Avec son
écorce, on fabrique une étoffe propre à faire des vêtements et aussi des tissus plus légers qui ont l'apparence de la soief. Les maisons sont construites en planches’. On ne rencontre au Fou-sang ni
s4fl. Selon Klaproth, Bignonia tomentosa; selon Neumann, Dryanda cordifolia; selon Leland, Dryanda cordata, ou Elæococca verucosa.
6 Je renvoie le lecteur aux intéressantes dissertations de M. Leland, en ce qui regarde l'identification botanique de l'arbre Fou-sang (Fusang, or the discovery of america, p. 45, 162, 104); mais je ne saurais laisser passer cette phrase de la relation de ZZoei-chin « il (le pays de Fousang) renferme beaucoup d'arbres Fousang et c'est de là que lui vient son nom », sans rappeler une observation que j'ai déjà faite, il y a quelques années (dans la préface de ma traduction du Lisao), et sans démontrer que si le bonze Hoei-chin est le premier qui ait fait con-
naître aux Chinois les moeurs des habi-
tants du Fou-sang, la notion du pays de Fou-sang existait chez ies Chinoisbien des siècles avant lui. Déjà, du vivant de Kiuyouen, l'auteur du poéme le Li-sao, c'està-dire au troisième siècle avant notre ère, le nom du Fou-sang était employé par les poètes pour désigner les contrées de l'extrême Orient; or, le fait même que ce nom de Fou-sang n'était pas une dénomination imaginaire, mais un nom tiré des productions particulières d’un pays déterminé, implique nécessairement la connaissance réélle et pré-acquise du pays ainsi désigné.
7 Kiaproth traduit : « Les planches du bois (de Fou-sang) servent à la construc- .
tion des maisons » et Neumann, d'après la version anglaise de M. Leland : « The
houses are built of wooden beams. » Cette
villes fortifiées, ni enceintes de murailles; mais les habitants ont une écriture, et l'écorce de l'arbre Fou-sang leur sert à fabriquer du papier. Ils n’ont point de soldats®, n'ayant aucune idée de faire la guerre. D'après les lois de leur royaume, il existe une prison méridionale et une prison septentrionale. Ceux qui ont commis des fautes peu graves sont envoyés dans la prison méridionale, tandisque les grands coupables sont enfermés dans la prison septentrionale ; de telle sorte que la prison méridionale reçoit tous ceux qui peuvent obtenir leur grâce, tandis que ceux qui ne sauraient être pardonnés sont mis dans la prison septentrionale, dont ils ne doivent jamais sortir. Le mariage est permis entre les prisonniers des deux sexes de la prison septentrionale. Les enfants qui naissent de ces unions deviennent esclaves”, les garcons à l’âge de huit ans, et les filles à l'âge de neuf ans.
Lorsqu'un crime est commis par un personnage d'un rang élevé, les hommes du royaume se rassemblent en grand nombre,
dernière traduction est la plus exacte, parce que l'expression kïa-ping comporte
parce que le texte chinois n'indique l'idée des soldats et de leur armement mipoint expressément que les planches qui litaire, mais sans exclure celle de l'arc et
servent à construire les maisons soient des flèches pour la chasse, qui se trouve-
faites avec le bois de l'arbre Fou-sang.
» WE FA LL Qu kia ping. Klaproth a traduit : « Ils n'ont ni armes ni troupes ». Neumann : « The people have no weapons », et Bretschneider : « Arms and war and unknown. » Aucune de ces
trois versions n est rigoureusement exacte,
raient comprise dans l'expression collective armes. et dont il n'est pas dit que les habitants du Fou-sang fussent dépourvus.
% Klaproth et Neumann traduisent «sont vendus comme esclaves, » ce qui peut être une interprétation juste, mais ce qui
n'est point une version littérale.
font placer le coupable dans une excavation, célèbrent un banquet
en sa présence et prennent congé de lui comme d’un mourant.
Ensuite on l'entoure de cendres !°. Si le crime n'est que du premier
degré, le criminel est puni seul; si le crime est du second degré, les
enfants et les petits-enfants, les fils et les petits-fils du coupable sont punis avec lui; enfin si le crime est du troisième degré, les des-
cendants du coupable jusqu'à la septième génération sont enve-
loppés dans son châtiment "1.
Le Roi est appelé y-ki. Ses grands de la première classe sont appelés toui-lou!°, ceux de seconde classe petits toui-lou et ceux
10 VI JR £i <. Cette explication manque de clarté, en ce qu'elle laisse dans le doute la punition définitive du coupable, dont cette cérémonie ne parait être qu'un préliminaire destiné à lui donner plus de solennité. Il est à supposer qu'on l’envoyait ensuite dans la prison du nord ou dans celle du midi. Neumann dit : « on le couvre de cendres », ce qui pourrait signifier qu'on l'ensevelit vivant, ainsi que Deguignes l'a compris, mais le
+ sens du caractère fé est entourer, et non pas couyrir.
!{ G. Leland traduit, d'après Neumann:
« It the offender was one of lower class, he alone was punished; but when of
rank, the degradation was extended to
his children and grandchildren. With those of the highest rank, it attained to the seventh generation. » Cette interprétation est absolument inadmissible. Le mot du texte chinois Hi, qui s'entend de la gravité, littéralement du poids d'un crime, ne saurait se prendre dans le sens du rang plus ou moins élevé du criminel.
Klaproth n'a pas commis cette erreur.
12 A] KH. Dans la grande collection intitulée Aou-kin-tou-chou-tsi-tching, le texte de l'Histoire des Leang, auquel ce morceau est emprunté, se trouve repro-
A HE E ou duit et porte ici “E° ta-toui-
lou (grands toui-lou) par opposition avec
LI) A | tisi siao-toui-lou (petits toui-
lou) ou toui-lou du second rang, déno-
de la troisième classe na-to-cha'*. Quand le Roi sort, il est accom-
pagné de tambours et de cornets, qui le précèdent et qui le suivent.
Il change la couleur de ses vêtements, selon l'ordre des années.
Dans les années (du cycle) kia et y, ses vêtements, sont de couleur
bleue ou vertet{; ils sont de couleur rouge dans les années ping et
ting, de couleur jaune dans les années ou et ki, de couleur blanche
dans les années keng et sin, et de couleur noire dans les années jin
et kouei!?.
mination honorifique qui vient immédiatement après, Il est donc probable que le caractère //\ a été supprimé par inadvertance dans mes éditions du Ouen-hientong-kao, et ce fut le sentiment de Deguignes qui a traduit « les grands et les petits toui-lou ; » ce détail est de peu d'importance, mais ce qui mérite d’être remarqué (d'autant que la remarque sera nouvelle, puisqu'on ne connaissait pas jusqu'ici la notice de Ma-touan-lin sur la Corée), c'est que le titre attribué aux plus hauts dignitaires du Zou-sang est précisément celui que portaient les premiers dignitaires du Kao-kiu-li. (Voir ci-dessus, p. 167.)
#4 MH 13.
{Les Chinois confondent souvent le
bleu et le vert. Le caractère F1, employé
ici, désigne également le bleu azuré du ciel, et le vert tendre des plantes qui commencent à pousser.
5 Il s’agit ici d’un cycle de dix années
représentées par des caractères cycliques
FA kia, G va DAS] ping J ting »
sk ou Ù, ki FF keng SE sin 4 jin koueï, dont les Chinois se servent pour former leur cycle de soixante années, au moyen de caractères additionnels qu'ils leur associent. Neumann, qui trouve une grande affinité entre les Tartares Mongols et Mantchous et les Indiens de l'Amérique du Nord, cite à cette occasion la remarque du P. Gaubil : « Je ne sais d'où vient que les Tartares Mantchous expriment les dix kan (où années du
cycle dénaire) par des mots qui signifient
On voit, au Fou-sang, des cornes de bceufs si grandes que leur
des couleurs », et il ajoute lui-même ce curieux renseignement : « Les deux premières années du cycle dénaire sont appelées par les Tartares vert et verddtre; les deux années suivantes rouge et rougedtre, et les autres années, dans leur ordre de succession, jaune et jaundtre, blanc ct blanchétre, noir et noirdire. Enfin, M. Leland constatant une très-grande analogie entre les institutions du Pérou, au temps de sa conquéte parles Espagnols, et le tableau des mœurs du Zou-sang esquissé par ZZoeî-chin, pense que la méme civilisation a pu régner jadis dans les deux Amériques, traite ce sujet avec beaucoup d'intérêt (pages 49-59), et fait les observations suivantes, relativement au passage auquel cette note se rapporte:
« The change of the colour of his garments (garments of the king) according to the astronomical cycle is, however, more thoroughly in accordance with the spirit of the institutions of the Children of the Sun that any thing which we have met in the whole of this strange and obsolet
record. And it is indeed remarkable that
professor Neumann, who had already indicated the southern course of Aztec or of Mexican civilisation, and who manifested, as the reader may have observed, so much shrewdness in adducing testimony for the old monk's narrative, did not search more closely into Peruvian history for that confirmation which a slight inquiry seems to indicate is by no means wanting in it. Thus, with regard to the observation of the seasons, Prescott tells us that the ritual of the Incas involved a routine of observances as complex and elaborate as ever distinguished that of any nation, whether pagan or Christian. Each month had its appropriate festival, or rather festivals. The four principal had referance to the Sun, and commemorated the great periods of his annual progress, the solstices and equinoxes. Garments of a peculiar wool, and feathers of a peculiar colour; were reserwed to the Inca. I cannot identify the blue, red, yellow, and black (curiously reminding one of the alchemical elem-
entary colours still preserved by a strange
capacité est quelquefois de deux cents boisseaux!f. Elles servent à
contenir toute sorte de choses. On voit aussi des voitures attelées
de chevaux, de bœufs et de cerfs. Les habitants élèvent des cerfs,
comme on élève des bœufs à la Chine; le lait des biches fait partie
de leur alimentation !?. Ils récoltent des poires rouges qui se conser-
feeling for antiquity or custom in chemists windows), but it is worthy of remark that the rain bow was the Inca's special attribute or scutcheon, and that his wnole life was passed in accordance with the requisitions of astronomical festivals; and the fact that different colours were reserved to him, and identified whit him, is very curious, and establishes a strange analogy with the narrative of Hoei-shin.»
16 La traduction de Klaproth : « Les bœufs ont de longues cornes, sur lesquelles on charge des fardeaux qui pèsent jusqu'à vingt ho » cit absolument inadmissible. Il ne s'agit point de bœufs sur la tête desquels on charge des fardeaux, mais de cornes de hœufs creuses et servant de récipients, [43 | PI È D F1 1 4 À HE 2 +-
si. cu.
fi | J] Le ho est une mesure de capacité; il contient dix feou ou boisscaux chinois,
et la contenance du boisseau chinois a,
dit-on, varié de un litre trente-cinq à un littre cinquante-cinq centilitres. On serait tenté de mettre en doute l'existence de cornes aussi extraordinaires, mais on lit dans l'Histoire de la conquête du Mexique par les Espagnols que Montezuma leur montra, comme curiosité, des cornes de bœuts de dimensions énormes et, dans ses T'ablezux de la nature, M. de Humboldt dit qu'en faisant des fouilles au sud-ouest de Mexico, où se trouvent d'anciennes ruines, on découvrit des cornes de bœufs véritablement monstrueuses.
17 J'ai traduit librement cette phrase, à cause de la difficulté d'interpréter le caractère Ha lo, qui sert à désigner ia préparation a:imentaire, dont le lait de biche fournit la base. Le sens propre de ce caractère est lait caillé et aussi créme. Il indique encore une sorte de liqueur que les Tartares fabriquent avec du lait
de jument fermenté. Ce dernier sens est