‹ Atsume gusaChapitre 76 sur 111 · BE · texte numérisé non relu

BE

vent une année entière t8, ct ils ont aussi beaucoup de raisin‘°. Leur

sol ne contient pas de fer; mais ils tirent du cuivre de leurs mines.

L'or et l’argent, chez eux, ont peu de valeur ; les marchés sont

libres, et ce qui se vend n'a point de cours fixé.

adopté par le D" Bretschneider. Deguignes avait traduit beurre, et Neumann l’a imité. Klaproth pense qu'il faut entendre du fromage, et M. de Rosny, qui a traduit du japonais une reproduction abrégée de cette notice sur le Fou-sang, dit que les habitants font des crêmes avec le lait de leurs biches domestiques. J'ai préféré laisser dans le vague une expression qui manque de clarté.

La version de l'encyclopédie Avukin-tou-chou-tsi-tching citée plus haut offre cette variante : « Ils ont la poire de l'arbre fou-sang, etc. »

"5 TEM. vo

, to pou tao. Deguignes avait traduit « une grande quantité de glayeuls et de péches », en laissant aux Caractères pou et {ao une valeur isolée, et en donnant au premier (pou, joncs) une signification au moins exceptionnelle.

Deguignes ne pouvait ignorer que l'ex- Pression double pou-tao signifie raisin.

mais il savait aussi que ce mot cxige.

aujourd’hui du moins, une autre orthographe. Klaproth a soutenu que les deux caractères de l'expression pou-tao, employés par Ma-touan-lin, d'après l'Histoire des Leang, ne sont que la forme ancienne de l'orthographe adoptée plus récemment. Il a fait valoir, d’ailleurs, que le rôle de ces caractères se bornait à rendre phonétiquement en chinois un mot d'origine étrangère, ce qui donnait moins d'importance à l'idéographie de leur composition. J'ai cru devoir adopter cet avis; mais ce qui est bien surprenant, c'est de voir Klaproth chercher dans l'existence de la vigne au Fou-sang un argument pour affirmer que ce pays ne pouvait être l'Amérique, comme si les Scandinaves n'avaient point assigné précisément aux contrées de l'Amérique du Nord où ils abordèrent un nom qui leur avait été inspiré par l'abondance des vignes sauvages qu'on y rencontrait. — Neumann a

préléré suivre l'opinion de Deguignes, en

A l'égard du mariage, voici quels sont les usages de ce pays.

Le prétendant se construit lui-même une habitation devant la porte

e la maison où demeure la jeune fille qu'il recherche. Matin et soir, il arrose et balaic la terre en cet endroit. Au bout d’un an, s'il ne plait pas à la jeune fille, elle le renvoie, et dans le cas contraire le mariage s'accomplit aussitôt, avec des cérémonies qui ressemblent beaucoup à celles de la Chine.

A la mort du père ou de la mère, on s’abstient de manger pendant sept jours. Le jeûne est de cinq jours à la mort du grand’père ou de la grand'mère, et de trois jours à la mort des frères, sœurs, oncles et tantes, sans distinction d’ainés ou de cadets, de consanguins ou d’utérins. On met en évidence l'image d'un esprit, devant laquelle on se prosterne matin et soir, et à laquelle on fait des

offrandes*?. On ne porte d'ailleurs aucun vêtement de deuil.

ce qui regarde le dédoublement des mots pou-tao. Il a traduit « des pommes, et des roseaux, avec lesquels les habitants fabriquent des nattes. » C'est là toutefois, et de toute manière, une traduction plus que libre, car la phrase en italique n'est pas dans le texte, et le mot tao ne saurait avoir le sens de pomme qu'autant qu'on écrirait en latin malum (persicum.)

20 La version du Aou-kin-tou-chou-tsitching offre ici une variante assez impor-

tante. Au lieu de Sy AA NH 1%

on met en evidence l'image d'un esprit,

sf SIA JR ZX cette version porte 3° Boi À

1%. c'est-à-dire : on met en évidence, on expose une image d'esprit qui représente l'âme du mort. Il est remarquable que cette coutume existait chez les Chinois de la haute antiquité, ainsi qu'on le peut voir au chapitre Ou-tse-tchi-ko du Chouking. Klaproth a traduit sur la version de Ma-touan-lin et Neumann sur celle du Kou-kin-tou-chou-tsi-t1ching, ce qui explique qu'ils aient rendu difléremment cette phrase, mais l'un et l'autre de ces deux

savants me pararsent s'être ccartés tout

Pendant les trois premières années de son avènement, le Roi

ne s'occupe pas des affaires de l'Etat.

Autrefois, la religion de Fo était inconnue au Fou-sang. Ce fut

seulement sous la dynastie des Song, la deuxième des années faming (458), que cinq religieux bouddhistes du royaume de Ki-pin?!

se rendirent par mer dans ce pays. Ils y répandirent les livres de la

loi et les images saintes; ils enseignèrent les préceptes de la vie

monastique et changèrent les mœurs des habitants.

à la fois de la lettre et de l'esprit du texte chinois dans l'interprétation du membre de phrase complémentaire qui vient immédiatement ensuite ti] 54 FE CHA litt. : matin et soir on se prosterne et on fait des offrandes. Klaproth dit : « On adresse des prières (aux images des esprits) le matin et le soir », et Neumann :

« Ils (les parents du mort) restent, du matin au soir, absorbés en prières devant la représentation des mànes du défunt ».

FE pai (saluer, se prosterner) et CI tien (faire des offrandes ou des libations aux esprits) sont des expressions qui ne comportent qu'indirectement l'idée d'adresser des prières, et l'on peut altérer

la pensée d'un auteur, dans une relation

de cette nature, en modifiant ainsi les expressions dont il s'est servi.

2 Ha À . Klaproth écrit, entre parenthèse, Cophéne. L'auteur de l'encyclopédie japonaise San-sai-djou-yé, dont M. de Rosny a extrait et traduit un abrégé de la relation de Hoei-chin, ajoute en note, après le mot Ki-pin : « Le Kipin est un pays des contrées occidentales (Si-yu), c'est San-ma-æll-kan (Samarkand). » M. G. Leland dit : « The land of Ki-pin, the ancient K'ophen, is now called Bokhara, the country of Samarcand. Samarcand, at the times of which we are speaking, was one of the great

strongholds of Buddhism. »

RFI

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