OUEN-CHIN — CORPS TATOUÉS
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SEN ous la dynastie des Leang, on entendit parler des Ouen- = chin!. Ils habitaient au nord-est du Japon, à plus de 7000 li.
Ils ont le corps tatoué, et zébré comme celui de certains animaux.
La courte notice qui va suivre ne diffère que par quelques légères variantes de style du fragment des Nan-sse, ou Annales du Midi, inséré déjà dans l’article du Japon (ci-dessus, p. 60). Seulement, Ma-touan-lin a supprimé ici les dernières phrases, concernant les châtiments des criminels ct les épreuves qu'on leur faisait subir.
Deguignes et Klaproth ont jugé que ce
pays des Quen-chin devait être l’île d' Yeso.
Neumann, qui place le royaume des Tahan dans la presqu'île d'Aliaska, pense que les Ouen-chin habitaient les îles Aleutiennes. Cette dernière opinion paraît assez difficile à concilier avec ce qu'on lira plus loin de l'abondance des denrées chez les Ouen-chin, et du palais somptueux de leur roi. Dans le Chinese recorder (n° d'oct. 1870). Le Dr Bretschneider a écrit : « Wén-shen (Ouen-chin), the
country in which the people tattoo them-
Sur le front, ils portent trois marques ou lignes. Ceux qui ont des marques grandes et droites sont des chefs; ceux qui n’ont que de petites marques recourbées sont de basse condition. Leur naturel est gai. Les productions de leur pays sont abondantes et à bon marché. Le voyageur y trouve facilement des vivres. Les Ouenchin ont des maisons, mais n'ont pas de villes entourées du murailles. La demeure de leur roi est ornée d’or, d'argent et de pierreries. Autour (de cette demeure) règne un fossé large de dix coudées, lequel est rempli de vif-argent. Quand il pleut, la pluie coule sur le vif-argent. Les transactions, dans leurs marchés, se font au moyen d'objets précieux.
selves, lies 7000 li north-east from Japan.
The inhabitants make large lines upon their bodies, and especially upon their faces. By a strecht of the imagination, we might suppose this North American Red Indians to be here meant. It is known, however, that the Japanese have
also the custom of tattooing themselves.»
Sans oser trancher cette question de
l'identification du pays des Ouen-chin, J'appellerai l'attention sur l'article Ta-
han ci-après, et sur la note 1 qui l’accom-
pagne. On y verra que les mœurs des Ta-
han étaient semblables à celles des Quenchin, et qu'il y avait entre les Ta-han et le Fou-sang des affinités qui paraissent
ainsi avoir existé entre ces trois peuples.
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