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20 xe siècle.
21 Les exemples de noms ainsi modifiés, ct pour des motifs analogues, sont assez fréquents dans l'histoire chinoise.
Cet empereur des Leao, dont le nom propre était Ye-liu-tsong-tchin, a régné de l'an 1031 à l'an 1055, sous le nom d’em-
pereur Ching-tsong.
parmi les trente-six peuplades du nord que soumit 4-pao-ki**.
Dans la crainte que lui causait l’esprit d'indépendance des Niu-tchin et dans la pensée de fractionner leurs forces, A-pao-ki sut attirer un assez grand nombre de leurs meilleurs guerriers vers la partie méridionale du Leao-tong, au moyen de concessions de terres qu'il leur accorda. Ces colons furent appelés Ho:sou-kouan"®. En réalité, les Ho-sou-kouan furent donc des Niu-tchin**, ce qui explique qu’on les ait appelés aussi Hoang-teou Niu-tchin ou Niutchin à têtes jaunes. C’étaient des hommes simples et grossiers, rompus à toutes les fatigues, avides de pillage et montrant le plus grand mépris de la mort.
A partir du nord-est de Hien-tcheou** et sur tout le territoire de Kong-keou*® jusqu'au milieu du cours oriental du fleuve So-mo?", ceux qui habitent cette région dépendent du gouverneur de Hientcheou, qui porte le titre de ping-ma-sse*#. Les relations avec ces étrangers sont faciles. On les appelle Hoei-pa??, et ces Hoei-pa n’appartiennent ni aux Niu-tchin barbares ni aux Niu-tchin civilisés®.
Au nord du cours oriental du fleuve So-mo et à l’orient du
22 Ye-liu-a-pao-ki, chef d'une horde des 27 Voir ci-dessus, note 11, page 334. Ki-tan, qui finit par réunir toutes les au- # IL HE Ti]. Commandant des
tres hordes sous son autorité et fonda troupes à pied et à cheval.
n l'empire des Leao en 907. 29 [o] CH.
3 FT fit AH. 40 Litt. : Niu-tchin crus, et Niu-tchin
24 Ga GI Li, 13] . cuits, cxpressions consacrées pour désià . . x
25 FX M. gner les peuples qui conservaient à la
26 E . fois leur indépendance et leurs anciennes
territoire de Ning-kiang®', dans un pays dont l'étendue est de plusieurs mille li de côté, vivent des barbares au nombre de plus de cent mille familles qui ne forment point ce qu’on peut appeler un royaume, attendu qu'ils n'ont pas de chef souverain, et qui habitent par hordes dispersées dans les montagnes et les vallées. Ils choisissent eux-mêmes leurs chefs, qui portent le nom de tsieoukiu*, parmi les plus braves ct les plus forts. Quelques-uns commandent à plusieurs milliers de familles ; les moins puissants ont mille familles sous leur obéissance. Ce sont les Niu-tchin barbares. La seconde année kien-long, de la dynastie des Song (961), un envoyé de leur nation, nommé Ouen-to-tse-tchu*, parut à la Cour. La troisième de ces mêmes années (962), un autre envoyé nommé Tchi-ko vint faire la visite d'hommage et offrit en tribut divers objets de son pays. La quatrième année kien-long (963), à la huitième lune, un nouvel envoyé amena des chevaux qu'il offrit à l'Empereur. Alors l'Empereur fit adresser au préfet de la ville de Teng-tcheou* un ordre impérial dans lequel il était dit : « Ces Niu-