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mœurs, de ceux qui s'étaient soumis en
adoptant les usages de leurs vainqueurs.
Les Niu-tchin civilisés s'étaient établis dans le Leao-tong ; les Niu-tchin barbares continuaient d'occuper l'ancien pays des Su-chin, dont la situation est indiquée au commencement de cette notice. — Les renseignements donnés ici se rapportent au temps ou A-pao-ki n'était encore qu'un chef de horde, c'est-à-dire à la fin
du !x° siècle.
33 AH DR xi) K. Une autre édition du Ouen-hien-tong-kao écrit |
| pa) | Ouen-to-la-tchu.
35 Le texte du Ouen-hien-tong-kao porte (EX Dii Tchin-tcheou; mais le Tongkien-kang-mou, qui rapporte le même fait, écrit Teng-tcheou, et il me paraît de toute
évidence que cette dernière version est
NIU-TCHIN, 433 tchin qui viennent de si loin par terre et par eau, bravant les tempêtes et supportant mille fatigues, méritent qu'il leur soit tenu compte de leur attachement à l'Empire. C’est pourquoi j'ai décidé qu'à l'avenir les habitants des îles Cha-men* seront dispensés de tout impôt, sous la condition de fournir des bateaux pour le trans-
port des chevaux que les Niu-tchin amènent. On fournira également
aux Niu-tchin des moyens de transport à travers les provinces de
l'Empire, sans exiger de leur part aucune rétribution d’aucune sorte 7. »
La seconde année kien-te (964), les Niu-tchin firent la visite d'hommage et apportèrent le tribut. La seconde année kaï-pao (969), le chef appelé Si-fa-li*® accompagné de son neveu Ngo-liko, ainsi que le chef appelé Ma-sa-hai!° accompagné de sa femme Meï-lun! vinrent à la Cour, en qualité d'envoyés, offrant des chevaux et des peaux de martre zibeline.
La troisième de ces mêmes années (970), on vit arriver une nouvelle ambassade des Niu-tchin chargée d'apporter, en outre du tribut ordinaire, un vêtement de fourrure que le roi de Ting-
la bonne, Tchin-tcheou ne pouvant se trouver sur la route des Niu-tchin, et les îles Cha-men, dont il est parlé plus loin, étant précisément dans la dépendance de Teng-tcheou, côte septentrionale du Chan-tong.
% Iles situées au nord de Teng-icheou, à l'entrée du golfe de Pe-tchi-li,
Cet ordre de l'Empereur adressé au
préfet de Teng-tcheou est rédigé dans un style emphatique et obscur. — J'ai cru devoir le traduire librement d'après l’interprétation qu'en donne une glose du Tong-kien-kang-mou.
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