AVERTISSEMENT. | IX
facilité pour remonter à la source des caractères, tandis que la grande majorité des personnes qui voudront bien ouvrir ce livre trouvera chaque dénomination écrite (à la manière française) comme elle l'aurait probablement orthographiée elle-même, en l’en-
tendant prononcer par un Chinois.
Il me reste à parler de la seule édi'ion des œuvres de Ma-touanlin dont j'aie pu faire usage pour ma traduction. Cette édition que la Bibliothèque royale possède en double, et qui porte la date de 1524, est sans glose et sans commentaires, très-mal ponctuée, et remplie de caractères irréguliers. M. Stanislas Julien, qui possède également un exemplaire du OUEN HIEN TONG K40, a bien voulu me le communiquer. J'ai reconnu malheureusement qu'il ne différait en rien des deux autres, et je me suis empressé d'écrire en Chine, afin d'obtenir une édition plus correcte. Divers contre-temps en ont retardé l’envoi, et je suis arrivé au moment de mettre sous presse avant de l'avoir reçue. Fallait-il demeurer en suspens jusqu'à ce que cet instrument de contrôle me fût parvenu? Je n'ai point cru que cela fût absolument nécessaire, puisque Rémusat n’a pas craint de s’en passer pour les fragments qu'il a traduits. En donnant la version in extenso d'un texte aussi difficile et aussi neuf que celui de Matouan-lin, il serait d’ailleurs téméraire d'espérer qu'on ne rencontrera pas, de temps en temps, quelque phrase obscure ou quelque mot sujet à équivoque; l’essentiel est qu'il n’en résulte pas d'erreur
grave et que le sens général n’ait pas à souffrir.