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ngan**, nommé Lie-ouan-hoa*, offrait respectueusement à l'Empereur.
La cinquième année kaï-pao (972), Ma-sa-haï vint encore offrir des chevaux en tribut. Un autre chef nommé Tso-kou { l'accompagnait. La même année, cent vingt-huit hommes et cinq chevaux de la station militaire chinoise de Pe-cha-tchaït5 avaient été enlevés par les Niu-tchin ; l'Empereur donna l’ordre de retenir les envoyés de cette nation, jusqu’à ce que satisfaction d'une pareille agression eût été donnée. Bientôt trois nouveaux envoyés parurent à la Cour et présentèrent un placet, gravé sur bois, dans lequel il était dit que les trente hordes orientales, agissant de concert et regrettant cet acte de brigandage isolé, avaient pris soin de faire reconduire sur le territoire chinois les hommes et les chevaux de la station de Pecha-tchai. L'Empereur répondit à leur placet par un décret dans lequel il louait leur empressement à réparer les violences commises, tout en insistant avec sévérité sur ce que ces violences avaient de grave. Les envoyés qu’on gardait en otage purent retourner dans leur pays.
Les ambassades des Niu-tchin continuèrent, vers cette époque, à se succéder de très-près. Un chef nommé Ki-ouei-po**, amenant les chevaux offerts en tribut, vint faire la visite d'hommage accompagné de Ou-hou‘?, fils du roi de Tie-li*8, qui offrit lui-même
42 La notice sur le royaume de Ting- 45 A ÿh SE. ngan vient immédiatement après celle JT EA ph, des Niu-tchin. 47 È. F ° | n RY Ha HE, 6% Fil. Ce roi de Tie-li n'était
44 A ju . évidemment que le chef d'une horde voi-
des chevaux, des étoffes, des vessies de chien-marin‘* et des fourrures de martre zibeline remarquables par leurs belles couleurs ?. Ce jeune prince avait près de lui sa mère et trois jeunes gens de sa famille nommés Lien-mo-lo®!, Ouen-ti-men* et Mo-ou-lo‘.
La sixième année faï-ping-hing-koue (981), il y eut une nouvelle visite des Niu-tchin apportant le tribut.
La quatrième année yong-hi (987), le souverain des Ki-tan ayant écrit aux chefs des Niu-tchin pour les attirer à lui, ceux-ci firent porter à l'Empereur la lettre qu'ils avaient reçue de lui par un délégué nommé Ngo-no-nai, qui débarqua à Teng-tcheou. L'Empereur les loua de cette démarche et leur en exprima sa haute satisfaction.
La seconde année chun-hoa (991), les chefs de horde Ye-/iki*> et autres écrivirent, à leur tour, une lettre à l'Empereur. Irrité de ce que les Niu-tchin continuâssent de rendre honneur à la cour de Chine, le souverain des Ki-tan avait fait établir trois camps fortifiés, à quatre cents /i de la mer, et dans chacun de ces camps il avait placé trois mille soldats, de manière à couper la route par laquelle les envoyés des Niu-tchin allaient à la Cour. Le messager
sine des Niu-tchin, dont il sera parlé plus 5! HRA. loin. sa) Meri.
oi A He expression que le 53 Da DI KE.
dictionnaire de Kang-hi explique, ainsi a fr] HF 71 . que je l'ai traduit : YÉ£ 3%) IZ REL ff E ZE. El Ai A HE Litt. : tirant sur le rouge et tirant
sur le bleu.
porteur de la lettre adressée à l'Empereur parvint cependant à gagner un port et à s'embarquer. Les trente chefs des Niu-tchin priaient l'Empereur de les aider à enlever les camps fortifiés des Ki-tan, promettant de se joindre aux troupes chinoises avec toutes leurs forces disponibles, pourvu qu'on leur fixât d'avance le jour où les contingents devraient se réunir. L'empereur Taï-tsong ordonna de répondre à cette proposition par de bonnes paroles, sans vouloir accorder toutefois le secours qu'on lui demandait. Dans l'hiver qui suivit, l'Empereur conféra des grades et donna des pièces de soie aux chefs des Niu-tchin, en leur confiant le mandat de châtier les Po-haï, qui avaient cessé d'apporter le tribut ; mais à partir de cette époque, les Niu-tchin tombèrent sous la dépendance du Kao-li?°,
Pendant longtemps ce furent les Niu-tchin qui eurent à souffrir du voisinage des Ki-tan. Peu à peu cependant les Niu-tchin se forüfièrent. Ils arrivèrent à posséder dix mille combattants bien aguerris, armés d’arcs puissants et de flèches très-dangereuses. Ils élevaient des remparts recouverts de cendre, qu'ils arrosaient ensuite à grande eau. Par l’action du froid, ces remparts se trouvaient ainsi revêtus d’une couche de glace polie; il devenait impossible de les escalader. Les Niu-tchin prenaient en outre le soin de brûler et
56 Le Tong-kien-kang-mou dit qu'à la vante ‘992), les Aï-tan cédèrent au roi de suite de leur ambassade infructueuse près Æao-li le droit de suzeraineté sur les Niude l’empereur Tai-tsong, les Niu-tchin se tchin qu'il venaient d'acquérir. Ce fait et soumirent au Ki-tan et cessèrent de por- les conséquences qu'il entraîna ont été ter leurs tributs à la Chine. Le même re- relatés plus haut, pages 220 et 222, dans
cueil historique dit aussi que, l'année sui- la notice sur le Kao-kiu-li.
d'applanir, à trois cents /? autour de leurs retranchements, tout ce qui pouvait offrir quelque ressource ou quelque abri à l’ennemi. Dans les montagnes et dans les forêts, lieux fortifiés par la nature même, ils dressaient habilement des embuscades. La cavalerie des : Ki-tan, ne pouvant rien contre ce système de défense et manquant de toutes les choses nécessaires, ne prolongeait pas ses incursions. Dès qu'elle s'éloignait, les Niu-tchin embusqués sortaient de leurs retraites, fondaient sur elle à l’improviste et lui faisaient subir d'énormes pertes. |
La troisième année {a-tchong-tsiang-fou (1010), les Ki-tan ayant entrepris une expédition contre les Kao-li, en passant par le territoire des Niu-tchin, ceux-ci se réunirent au Kao-li, repoussèrent les Ki-tan et détruisirent presqu'entièrement leur armée.
Cette même année, un vaisseau des Niu-tchin ayant été jeté par la mer sur les côtes du Chan-tong, près de la ville de Tengtcheou, l'Empereur ordonna de fournir aux naufragés des secours en argent et en vivres, ainsi que les moyens de retourner dans leur pays. | |
Quatre ans plus tard (1014), un chef militaire des Ki-tan nommé Ta-tsien-ki®! accompagna l'ambassadeur du Kao-li qui venait faire la visite d'hommage et offrit divers objets en tribut. On le logea dans le même palais, et on le reçut avec les mêmes honneurs.que l’envoyé du Kao-li**.
5 À FE. l'Empereur contre les Ai-fan, mais
58 Le Tong-kien-kang-mou mentionne qu'elle n’eut pas plus de succès que celle cette ambassade et dit qu’elle avait pour de l'année 991.
objet de solliciter de nouveau l'appui de
L'année suivante (1015), un nouvel envoyé du Kao-li fut encore accompagné par un représentant des Niu-tchin.
La troisième des années fien-h1 (1019), un chef des Niu-tchin nommé Jou-po-ta** vint faire la visite d'hommage. Il déclara que son voyage ayant été très-long, tous les chevaux qu'il devait offrir en tribut avaient péri pendant la route. L'Empereur ordonna qu'on lui remit des présents d’une importance égale à la valeur des chevaux qu'il avait perdus. |
Dans le voisinage des Niu-tchin il y avait cinq royaumes appelés Tie-leS, Pen-noÿ!, Quan-tou*, Pa-ho® et Kiao-li-mo%', qui envoyaient le tribut à la cour de Chine. Ils furent conquis par les Kitan, au milieu des années fien-ching (1023-1031), et dès lors on n’en entendit plus parler. Les chefs de chacun de ces royaumes étaient