‹ Atsume gusaChapitre 97 sur 111 · I-li-ta-chi, désigné par Deguignes sous le · texte numérisé non relu

I-li-ta-chi, désigné par Deguignes sous le

abandonna son pays lorsqu'il le vit tombé sous la domination des Æïn, et alla fonder, à l’ouest du royaume des Ouigours,

l'empire des Leao occidentaux ou Aara-

kitaï, dont la capitale fut à Kachgar.

La septième année siouen-ho (1126;, à la cinquième lune, une

ambassade des Kin vint annoncer les fêtes du joyeux avénement 1% et réclamer l'or et la soie que la cour de Chine devait fournir chaque année. L'Empereur chargea Hiu-youen-tsong d'aller complimenter Ou-ki-maï. Le palais que ce prince habitait était décoré avec tout le luxe de l’ancienne cour des Leao. Le cérémonial et la somptuosité des festins n'avaient point changé. La musique se faisait entendre; on servait à boire dans des vases de corne ; les collines qui entouraient la résidence impériale étaient pavoisées. Des jeux de balle et des combats de cogs étaient organisés, comme à la Chine, pour le divertissement du prince. Bien peu de temps s'était écoulé depuis l’époque où la capitale des Niu-tchin n'était encore qu'un amas de petites cabanes de paille, sans mur d’enceinte, au milieu des grandes herbes d’un pays sauvage, et déjà la magnificence orgueilleuse avait remplacé la simplicité primitive. Plusieurs milliers de belles maisons s'étaient élevées, et dix mille ouvriers étaient employés à d'énormes travaux.

A la neuvième lune, l'Empereur fut averti que Nien-han retournait au Yun-tchong, pillant et dévastant les territoires chinois L'étendue de cet empire est figurée sur en 1136, laissant pour héritier un prince encore enfant.— Le Cha-mo est le désert

de Gobi.

la carte n° 20 des Tableaux historiques

de l'Asie. Il dura soixante-dix-sept ans,

durant lesquels cinq princes se succédèrent; il fut détruit par les Turcs en 1201.

Ta-chi ou Ye-liu-ta-chi, devenu trèspuissant, après avoir soumis de nom-

breuses populations musulmanes, se dis-

posait à attaquer les Ain lorsqu'il mourut

435 La notification de l'avènement d'Ouki-maï avait été faite l'année précédente; mais les fêtes célébrées à cette occasion n'avaient lieu qu'après que le temps du

premier deuil était écoulé.

qu'il traversait. Il en informa le ministre Tong-kouan et ce ministre expédia de nouveau Ma-kouo vers Nien-han, afin de réclamer contre les envahissements des Kin et d'obtenir qu’on déterminât les limites respectives des deux empires. Nien-han reçut l’envoyé chinois dans son camp avec beaucoup de faste. Il exigea de lui les mémes salutations que si le prince souverain des Niu-tchin eut été présent, et dès que Ma-kouo eut exposé le motif qui l’amenait, il lui ferma la bouche en lui signifiant que les Kin étaient maîtres de prendre et de garder tout ce qui leur convenait, depuis que la cour de Chine avait donné l'exemple de ne point respecter la foi jurée. Nien-han exerçait une grande influence dans les conseils de son maître; son avis fut de pousser vivement la guerre, tandis que les troupes étaient en campagne, et de profiter des défections et des défaillances qui se produisaient malheureusement parmi les généraux chinois pour achever de ruiner l'empire des Song.

A la douzième lune, les Kin enlevèrent encore les quatre villes de So-tcheou, Ou-tcheou, Hin-tcheou et Taï-tcheou; ensuite ils mirent le siége devant Taï-youen et, à la première lune de la première année {sing-kang (1126), ils s'avancèrent jusqu'aux portes de la capitale !. Il fallut leur abandonner les trois pays de Tchongchan, Taï-youen et Ho-kien, leur promettre une énorme quantité d'or et de soie, et leur livrer en otages un prince du sang ainsi qu’un ministre d’état pour obtenir qu'ils fissent une retraite momentanée. Bientôt, ils reparurent en grande force et, vers la fin de la onzième lune, la ville de Kaï-fong-fou succomba. Tchang-pang-tchang fut placé sur le trône des Song par les conquérants !*7, tandis que deux

136 La capitale des Song était alors Kaï- 137 Tchang-pang-tchang était le minis-

fong-fou, dans le FHo-nan. tre d'Etat qui avait été donné en ôtage

NIU-TCHIN. 459 empéreurs et toutes les princesses de la famille impériale furent emmenés en captivité dans les régions du nord!?8. On était alors à la troisième lune de la seconde année fsing-kang (1127).

A la cinquième lune de cette même année, l'empereur Kaotsong transférait sa cour à Nan-king!®®. A la douzième lune, Nienhan et les autres généraux des Kin combinaient leurs mouvements

pour envahir la Chine sur plusieurs points à la fois. Le Chan-tong

et le Chen-si tombèrent en leur pouvoir.

La quatrième année tsing-kang (1129), les Kin établirent Lieou-yu dans le Chen-si, avec le titre d'empereur!*°. Ils le détrò-

nèrent trois ans plus tard.

aux Ain avec le prince Kang-ouang, neuvième fils de l'empereur Hoeï-tsong.

Ce ministre feignit d'accepter le sceau de l'Empire, qu'il remit au prince Aangouang aussitôt que l'ennemi se fut éloigné. Hoeï-tsong avait abdiqué en faveur de son fils Xin-{song qui lui avait succédé à la fin de l'année 1123. Kin-tsong ayant été fait prisonnier par les Niu-tchin, Kang-ouang,salué empereur parles grands de l'empire, monta sur le trône à son tour sous le nom de Kao-tsong, à la cinquième lune de la première année kien-yen (1127).

138 Ces deux empereurs captifs étaicnt

Hoei-tsong et son fils Kin-tsong. Le

texte en parlant des princesses emmenées avec eux dit 2. I littéralement trois harem, parce que la mère et les femmes de Kang-ouang avaient partagé le sort des autres princesses de la famille impériale. Tous les princes du sang, à l'exception de Xang-ouang, étaient au nombre des prisonniers conduits en Tartarie.

” 139 Plusieurs villes ont porté le nom de Nan-king, qui signifie capitale du midi.

Il s’agit ici de la ville appelée aujourd'hui Kiang-ning-fou.

140 Lieou-yu était un général chinois qui s'était donné aux Xin. Ceux-ci em-

barassés de conserver le Chen-s? et dési-

La neuvième de ces mêmes années (1134), un traité de paix rendit à la Chine les deux provinces du Chen-si et du Ho-nan; mais les Kin rompirent ce traité, presqu'aussitôt après l'avoir conclu, et reprirent tous les territoires qu’il venaient de céder.

Ou-ki-maï étant mort, l’année suivante, eut pour successeur son petit-fils Tant, lequel fut massacré par ses sujets et eut pour successeur un petit-fils de Ngo-ko-ta nommé Leang'*. Leang périt de la même manière que son prédécesseur et fut remplacé sur le trône par Yong'#, auquel King! succéda. Trois princes des Kin régnèrent encore : Yun-tsi!! qui mourut de mort violente, Stun "5 et Cheou-siu!!?. Il y eut ainsi neuf générations, depuis Ngoko-ta jusqu'à la destruction de l'empire que ce chef puissant avait

fondé.

reux d'affaiblir les Song, constituèrent

un empire de Tsi, sur le trône duquel ils

placèrent Lieou-yu. Lieou-yu s'étendit dans le Ho-nan et mit sa cour à A'aï- Jong-fou; mais n'ayant pu résister à l’effort des armées chinoises, il fut abandonné et bientôt détrôné par les Kin eux-mêmes.

Hi Ed. Empereur des Ain, sous le nom de Hi-tsong.

142 DT. Heou-si-tchu ou Hai-ling.

ouang, selon Deguignes.

0 PE. Empereur sous le nom de Chi-

song.

444 Hi Empereur sous le nom de Tchong-tsong.

us 7, pi Tong-hai-kiun-heou, ou Tchu-yun-tsi, selon Deguignes.

446 HI. Empereur sous le nom de Siouen-tsong.

ta

147 =} #0. Empereur sous le nom de Ngai-tsong. Assiégé dans sa capitale par Oktai-khan, successeur de Gengizkhan, qui avait déjà conquis tous ses états, il stenferma dans son palais où il fit met-

tre le feu, et périt ainsi l'an 1234.

Les événements de tous ces règnes sont rapportés avec beau-

coup de détails dans les histoires de notre empire; mais les Kin

n'ayant exercé qu'une domination violente et passagère sur une

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