AVEC VOUS
Je me représente ma vie,
avec vous, dans ce vieux chemin,
où, sans fatigue ni déclin,
le bonheur enfin me convie.
Simple bonheur que j'entrevois, loin de Pattente monotone, calme comme un soleil d'automne, comme un doux poème à mi-voix.
La maison grise me fait signe, et déjà semble nous bénir, car la pervenche va fleurir, et les murs se drapent de vigne.
Et vous, que je ne connais pas, vous serez sans crainte funeste et sans regret, car seul mon geste vous aura fait tendre les bras ;
car j'aurai la paix souveraine avec la foi dans l'avenir, dont votre amour saura bannir tout cela dont le poids m'enchaîne.
Ah ! connaître ainsi, pas à pas, le repos, l'extase infinie I...
Je me représente ma vie, avec vous, qui n'existez pas.