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VOTRE FILS

Mon Dieu, vous avez mis votre fils sur ma route, à l'heure où, trop humain, je sanglotais d'amour. Ah I mon Dieu, que ce fut simple, facile et court ! Et combien j'ai compris l'affreux néant de tous mes dout

Vous avez fait, mon Dieu, la moitié du chemin,

au devant de ma plainte et de ma solitude.

Votre fils m'a tendu sa main, loyale et rude,

et j'ai de votre sang sur ma poitrine et sur mes mains î

Comment, après cela, douter encore et dire :

« Peut-être ? » ou bien « Qui sait ? » Mon Dieu, je suis gu<

Votre fils m'a parlé, votre fils m'a souri;

et j'ai rougi sous la complicité de son sourire...

Je sais, mon Dieu, qu'il sait la douleur d'exister. Qu'est-ce que mon amour auprès de ses souffrances ? Que vos anges du soir fêtent ma délivrance, car j'entrerai ce soir dans votre calme éternité !

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