JE ME CROYAIS, POURTANT
Je me croyais, pourtant, plus fort, moins chimérique plus épris de moi-même et d'être libre enfin. Mais à vous voir si grave auprès de mon destin, mon espoir se prosterne et mon orgueil abdique.
Bel orgueil d'autrefois, refuge ostentateur, que mon rêve indocile habitait, sans partage, tu n'es plus, fier abri de calme, de courage, et je te cherche en vain pour isoler mon cœur.
J'ai beau faire et blesser de sarcasmes sans trêve ce cœur épris, craintif et presque résigné, je ne sais l'affranchir et ne puis détourner mon désir implorant vos regards et vos lèvres.
Mon orgueil asservi se traîne à vos genoux dans un songe invincible où je vous transfigure ; et subissant, hélas ! la commune aventure, je joins parfois les mains lorsque je pense à vous I