‹ Attentat du 28 juillet 1835 (volume 3)Chapitre 10 sur 20 · SU · texte numérisé non relu

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été d'ailleurs démontre par l'instruction qu'au inamen de l'attentat Troude était éloigné du lieu où ii a été commis.

D'un autre côté, Fieschi a déclaré que c'était chez ce marchand d'estampes qu'il avait acheté, deux ou trois jours avant l'attentat, la gravure trouvée près de la machine infernale, et représentant le duc de Bordeaux, dans le but de donner le change aux recherches de la justice, s'il parvenait à s'échapper. Il y a donc tout lieu de croire que la lettre adressée au sieur Troude se sera trouvée en la possession de Ficschi comme ayant servi d'enveloppe à cette gravure.

Troude a été mis en liberté.

Protat( Auguste), âgé de33 ans , né à Sens ( Yonne), ouvrier corroyeur, demeurant à Paris, rue de Cotte , au coin de celle du faubourg Saint-Antoine.

Le nom du sieur Protat s'étant trouvé parmi les papiers du nommé Troude, marchand d'estampes, mis en état d'arrestation à l'occasion de l'attentat du Î8 juillet, il fut arrêté et interrogé.

Auguste Protat est père de cinq enfants. Son maître, chez lequel il travaille depuis douze ans, a répondu de lui, et lui a délivré un certificat de bonne conduite revêtu de beaucoup dc^signatuies. Aucun fait ne le rattachant à l'attentat, il a été mis en liberté.

SALMON (Pierre), âge de 8/ ans , portier , demeurant à Paris, boulevart

du Temple, «* ùO.

Femme Salmon (Julie Saillant), âgée de 70 ans, portière, demeurarU à Paris, boulevart du Temple, n* 50.

Salmon (Sophie), âgée de 36 ans, ouvrière en linge, demeurant à Paris, boulevart du Temple, n' 50.

Les sieur et dame Salmon, portiers de la maison habitée par Ficschi , et la demoiselle Sophie Salmon, leur fille, avaient été arrêtés dans les premiers moments de l'attentat. L'instruction a démontré qu'ils n'avaient eu aucune «on»

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