‹ Attila: tragédie en cinq actesChapitre 11 sur 59 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

ATTILA, MARGOMIR, ARDARIC.

ARDAilC.

tl est Marcomir; Soîssons vient dç tomber sous lui.

HAKCOMIft.

J'accours, prince, espérant ciK^orvamcre Aujourd'hui.

Français, nous t'attendions à ITieure des batailles; Quel brave , le premier gravissant les murailles , Ouvrit à mes soldats le sentier de l'honneur?,

HARCOiUR. .

Je marchais à leur tête , ils m'ont suivi , seigaeur .

ATTIXA.

Mon amitié te doit un gage inviolable !

Prends nia mam !

MARGOMIR.

Désormais, je suis invulnérable.

Ami, le croirais-tu? L'ambassadeur romain Voulait de tes états me fermer le chemin , iNous ravir les lauriers que notre fér moissonne, Priver n»n front de gloire , et le tien de couronne ; Au trône qui t'appdie, et que tu reasaisis, Laisser te raviids^nr insolemment assis, Et nous voir démentir, pour plaire au Capitole, Marcomir sa constance , Attila sa parole.

Mais il sait que demain deux peuples de héros, Les Scythes et les Francs, confondront leurs drapeaux^ Qu'effaçant des humains la honte héréditaire , Dans Rome tout en feu .iloUs vengerons la terre ; -Et que Byzance même , en s'écroulant d'effroi , Ne laissera debout que Marcomir et moi.

(Signe de surprise d'Axdaric.) HARCOMIR.

Qu!îl me tarde d'unir la justice et la gloire ^ Les droits de ma naissance et ceux de la victoire. Arsenne , de mon frère assidu confident , Qui , pour mieux me servir le flatte en le perdant , M'apprend que dés soupçons , nés parmi les rebelles^ S'attachent aux Français , qui me restent fidèles ; Et qu'un jour de retaird peut les désarmer tous , Les 'perdre, ou les forcer à triompher sans nous.- Ordonnez, et ce fer, vengeur de mon injure, Brisera sans pitié tes nœuds de la nature.

Mais bien qu'en les rompant un traître m'ait proscrit, Je le respecte encor , dans l'pbjet qu'il chérit. Ton camp retient, dit-on, son épouse craintive. Je ne vois plus la reine, et plains nîa sœur captive ^ Délivre-la, Seigneur.

ATTILi .

tenses-tu fne fléchir?

MARCOMIR

Oui, des fers d'Attila j'espère l'affranchir; Rends-lui la liberté , ses gardes , son cortège*.

Je ne puis. • .

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