‹ Attila: tragédie en cinq actesChapitre 12 sur 59 · ACTE ï, SCÈNE IV. i · texte numérisé non relu

ACTE ï, SCÈNE IV. i

MARCOMIR

Avec moi, tout parle pour Elphégc, Sa jeuaesse, ses pleurs, ses grâces, sa vertu. Sa beauté si touchante

ATTIJU.

Ette est belle, dis-tu ?..w Elle est libre !

ARDARIC. , .,

Qu*entends-je?

ATTILA {à part)

Ah ! loih de moi ces femmes ^ • Qui de lâches ardeurs empoisonnent nos âtnes; Qui, datis leur. noble germe, étouffent les exploits, . Et dopptent d'un coup d'œil le vainqueur de cent rois î Je n'ai que trop, connu leur dangereux prestige !

ARDARIC.

Ainsi donc, tu consens.. «. •/ '

ATTIIA.

Elle est fibi*e , te dîs-jc.

Et si les Francs captifs qui protégeaient ses pas Ont cédé sans combattre....

UAACOMlR.

Ah ! tu ne le crois pas l

Eh bien! que de ton frère ils servent la querelle. iPlusil est d'ennemis ^ plus la victoire çstbelte^ -,

i6 rrriLA.

ardark:

A ce nouveau pardon mon esprit étonna, Prince

Je sers ma gloire , et n ai point pardonné.

J'en atteste , Ardarîc , cette femme aux oracles > Dont je prétends punir lea insolens miracles.

HARCOMIR.

Qtioi, seigneur....

Effrayés du seit de mes captifs, Les Francs , hors de Lutèce erraient à pas craintifs ; Geneviève leur parie , et Tépouvante cesse.

En face d'Attila, rien ne trouble Lutèce; Quand au fond de T Asie , où uatt l'astre du jour , On tremble à chaque instant, au bruit de moa i^our. Enfin , elle est ici : libre dans cette euceinte ^ De Fespoir de ma chute , elle charaie sa plainte. Un seul de mes regards lui portait le trépas , ' Mais ils n'ont point appris à descendre si. bas. Vainement ta pitié s'arrêterait sur elle :

Pour Elphège , ta j^oeur | réserve tout ton zèle ; De ses maux passagers va terminer le cours 9 Mais Geneviève reste , et reste pour toujours*

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