SCÈNE m
Les mêmes , GENEVIÈVE.
GKNEViÈVE, plongée dans une profonde extase^ vient se placer sans rien voir entre Attiia et Elphège.
Révoque en ta bonté tes décrets menaçans ,
Diçu , vois les nations et lès rois pâlissans.
Dans tes brûlantes mains , qui «èment la tempête ,
Retiens Féclair captif et la foudre muette :
Et comme Tarc-en-ciel , précurseur d'un beau jour,
Fais briller un regard dé clémence et d'amour.
Tu parles 5 des tyrans les lauriers se flétrissent*;
Gomme le lys des champs les rois justes fleurissent.
(En voyant Attila. )
Mais où suis-je ? €'est toi. Tel le fer des moissons Renverse les épis de sillons en sillons :
Telle aux mains des Français , dans ses élans rapides , La hache aux deux trauchans moissonna tes Gépides,
Les Gépides vaincus ?
GENEVIÈVE
Tu parais interdit.
Tu le savais déjà , je te l'aVais ptédit.