SCENE V
Les mêmes , GENEVIÈVE.
icÉRovÉE , 9 'arrêtant »oudain.
Ciel , Geneviève !
GENEVIEVX.
Pâle , faible et mourante , Elphègç , à vos transports | A vos cris , s'épuisant en stériles efforts , De sa couche funèbre , et la voix presqu'éteînte, Vous conjure de fuir cette fatale enceinte ; Elle croit vous y voir sous le fer des tyrans : Qui pourrait soupçonner des maux encor plus grands? La discorde a brisé vos nœuds héréditaires , La haine vous enflamme, et vous êtes des frères! La France, qu'àTenvi vous deviez protéger, Se débat , chancelante aux mains de l'étranger : Il y règne; il ravage et nos champs , et nos villes; Il serait à nos pieds sans nos fureurs civiles. Par vous seuls il triomphe, et tous les Français, tous. De vous abandonnés meurent encor pour vous.
Attila les moissonne au milieu des batailles , Il charge le vautour du soin des funérailles ; Il insulte à leur gloire , à vous , à vos aïeux. Le fer brille en vos mains , la fureur dans vos yeux , Est-ce pour nous venger? non ; vos mains meurtrières S'arment contre vous seuls , et vous êtes des frères !. .. Le Ciel gronde , le jour nous éclaire à regret; Le soi tremble; que vois-^je? un vieillard m'apparatt l