‹ Attila: tragédie en cinq actesChapitre 46 sur 59 · Acte V, scène iï. es · texte numérisé non relu

Acte V, scène iï. es

ABDARIG.

Écoute , connais tout i puis frappe^ tu le peuxv

Que t'avais-je ordonné?

ÀRDARld

La chaleur du carnage l)ans les rangs ennemis emporta mon courage; Les Francs s'enlr'égorgeaient , les Romains avaient fui i -Tu pars > le jour s eflFace, et ta gloire avec lui.

îfa gloire, oses-tu dire? achève, le temps vole; Qui menace?

Le Franc , le Romain.^

L'un s^inunole ,■ ïi'autre fuît.

^itnÀRic.

C'est devant ces mêmes légions Quifuyaient, quimouraîent, seigneur, (pie nous fuyons.-

Nous , fuir ! Non , Ardaric ; non , cesse^de le croire. Oracles imposteurs, Dieux jaloux de ma gloire , Je vous brave ! ,

ÂRDAKIC.

Et pourtant tu frémis!..... Attila,* . Crains-rtu que le destin.....

Le destin? Le voilà!

(,A la vue de l'ëpëe nue du chef, tous les rois se rapprochent de lui', en tirint leur glaive, y

Brave Théodémir, para, gravis la colline Qui couronne la plaine , et partout la domine ; -Pressons, enveloppons les Francs d'un mur de fer. Dans nos esquifs légers, toi, vole, Odoacer : Répands-toi sur les flots de la Marne sanglante ^ Avec tesjégions, sème au loin Tépouvante; Du camp des étrangers tesêaisis les trésors, Je te les donne : et toi , seconde mes efforts ^ Yalamir , ou plutôt sois l'éclair qui lûenace » Je te suis!r«. £t vom, Huns , vous héros de ma race, Dans un calme trompeur nos glaives endormis S'éveillent^ altérés du sang des ennemis.

Comme les aquilons, que vos flèches mugissent » Avec tous les Romains ^ que tous les Francs périssent; Ne vous arrêtez point $ qu'ils soient tous immolés; Vous m'entendez ^ amis. Je vous rejoins. Allez !

(^ A Ardftrio. } ( Aox gardes. )

Toi, reste. Vous, cherchez Marcomir et son frère; Je les livre tous deux à ta juste colère ; Plonge cent fois l'acier dans leurs cœurs expirans : Je veux qu'on doute un jour s'il fût jamais des Francs.

AEÏ>i^BIC.

Je te retrouve ! Ain$i ta rapide vengeance Aurait dû s'assurer des traîtres de Byzance.

A l^urs gardes, dit--on , ils viennent d'échapper. Crains-les : ils frapperont qui n'osa les frapper.

ATTIIîA.

Que m'importe !

ARDÀRIC.

. . Seigneur, quel dédain de la vie?

Par un glaive assassin qu'elle me soit ravie ,

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