‹ Attila: tragédie en cinq actesChapitre 54 sur 59 · ACTE V, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE VII

Tout est changé; les Francs ont reconnu leur roi, '

ïls accourei;it en foule à sa yoî?: triomphante^

On dirait (jue la terre à ce cri les enfante 5^^

Du Barde rassuré les accens belliqueux

Tonnent : et le combat recommence avec eux.

De nos Francs , que les pas , cjuele$ coupa sontrapides!

Ils enivrent de s^ng leurs flèches homicides,.

Loin de s'abandonne^ à d'inutiles pleurs ,

Une lance à la main , le front couvert de fleurs ,

On voit leurs îeunes fils, leurs vaillantes compagnes,

Rallier les Romainis , épars dans les montagnes ;

Vers le champ du combat , les forcer de courir ,

Et devant l'étranger leur apprendre à. mourir. .

Quel carnage ! Du camp la clarté dévorante, .

Des flots de sang humain la plaine ruisselante.

Le fleuve épouvante s'échappant de ses bords ,

Les plaintes des mourans , Taflreux aspect des morts,

Le fracas de Tacier , les horre'urs du pillage,

Et la nuit , et la flamme , Elphège ; quel carnage !

Quel amas de forfaits , dont les rois altérés....

Grand Dieu! pardonne-Jeur; et yous Terre , pleurez !

PLl?HÈftE,

Nous triomphons !

GENEVIÈVE

Du Ciel les décrets s'accomplissent.

Les Scythes éperdus reculent et frémissent.

Leurs clameurs d'Attila redemandent l'appui ; Jl revient, mais mon Dieu s'est retiré de lui. Soi) glaive jette au loin des lueurs menaçantes ; 11 ne rappelle pas ses phalanges absentes , j^a rage lui suffit : presque seul cootre tous ,

Il semble encor lui-même , et la mort suit $e$ coups. Mais devant Mérovée U s arrête , il chancelle , Se ranime , et s'armant U'une audace nouvelle : Traître , dit-il , tmm nom , j/râcc à U9 Frams ^ à t^i ^ Fera trembler encor vingt 9iicle4 après moi.

A mes avides mains, rien ne peut, te soustraire f Bien ne peut m'itonn$r, ni U Ciel, ni la terre. Comme il parlait encor y je me montre, il ne tait ; Je m'avance , il pâlit ; fuis , dis-je : il disparait !. . • .

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