LUMINEUSES ET LES MOUVEMENTS DE MANÈCIE
11 V a un parallélisme complet, parfait, entre les variations des attractions et des répulsions lumineuses et les variations des mouvements de manège (qu'il s'agisse de variations de signe ou de variations d'intensité) ; les unes et les autres de ces variations sont fonction de Vhabilat. de Vheure du jour ou de la marée, de Véclairement actuel.
Ce parallélisme avait été entrevu par Axenfeld, puis par Riidl.
J'ai montré qu'il se poursuivait dans toutes les circonstances de la vie des animaux littoraux.
De plus, j'ai eu l'idée d'expliquer les attractions lumineuses par les mouvements de manège, ce qui n'avait pas été fait, puisque ces attractions n'étaient pas connues sous leur forme élémentaire. Je ne crois pas. d'ailleurs, qu'il soil venu à l'idée de Riidl, à celle de Nuel d'expliquer les phototaxies par les mouvements de manège.
L'explication est très simple. Elle est donnée par une observation antérieure (tig. 41, b). « Ayant placé une Hediste aux yeux intacts dans une cuve orientée suivant la direction du champ lumineux, entre
dcLix parois parallèles, l'une noire, l'autre blanehe, invariablement l'annélide se dirigeait: lorsque la mer montait, vers la paroi noire ; lorsqu'elle eiescendait, vers la paroi blanche ; l'œil droit, qui était tourné vers la paroi noire, recevait moins de lumière que l'œil gauche ; la différence d'éclairement entre les deux yeux étant faible, la trajectoire suivie par l'animal appartient à un cercle degrand ravon. » Ici, on est encore dans le domaine des faits positifs.
14'' FAIT. — Lorsqu'une littorine est en marche e/ que, pour une cause ou pour une autre, l'édairenient des deux yeux devient inégal, ranimai effectue un mouvement de manège, décrit un arc appartenant en général à un cercle de grand rayon. Jusqu'à ce que l'cclairemcnt des deux yeux redevienne égal. En réalité, il n'y a jamais symétrie parfaite entre les cieux côtés du corps, et il faut dire : jusqu'à ce que les éclairements des deux yeux, e et é, soient dans un certain rapport., k:
- =^k .k est voisin de 1.
Ce mouvement a un caractère d'obligation : la volonté de l'animal, si elle existe, semble être hors de cause (voir le chapitre des controverses) .
Mais l'animal peut s'orienter non seulement quand il est en marche, mais encore quand il part du repos, en effectuant une rotation en diamètre de cercle. Je discuterai plus loin ce phénomène, dans lequel beaucoup d'auteurs voudront voir l'intervention d'une volonté!