Cf. p. 3, Pâtissiers
des reformations de statuts, comme celle des orfèvres en i685, prescrivent d'ailleurs un nombre d'années désormais plus élevé. S'il se produit des abus, la corporation tout entière, g-râce à son contrôle permanent sur cette partie de son institution que détermine le contrat d'apprentissag-e, est toujours suffisamment renseig^née et peut efficacement intervenir. Comme nous le disions plus haut, on est frappé malg-ré tout de la long-eur de cet apprentissag-e dans notre ancienne organisation sociale. Et les divers chiffres énumérés, pour les corporations les plus distinctes, montrent quelle importance, dans le règ-lement des conditions matérielles g*énérales, on attachait à cette question de la durée du contrat. Sans doute, des abus s'introduisirent plus tard qui l'allong-èrent parfois outre mesure, en la diminuant pour les fils de maîtres ^ De telles prescriptions, toutefois, par cette première facilité d'instruction sérieuse qu'elles donnaient à l'apprenti, ébauchent déjà pour nous la physionomie d'institution protectrice que prendra en définitive le contrat d'apprentissag-e nécessaire.
b) Entretien de l'apprenti et prix, — Mais à côté de cette première condition, une autre intervient, non moins importante, parce qu'elle établit des oblig^ations matérielles réciproques entre les parties et par là en môme temps — car une sag-e rég-lementation d'intérêts mutuels conditionne puissamment, parfois^ l'ordre et la morale — un premier lien de solidarité. Nous voulons parler du prix à verser au