‹ Étude sur l'apprentissage à ToulouseChapitre 15 sur 50 · I . Voir p · texte numérisé non relu

I . Voir p

nous avons choisi des conlrals de date très voisine, par exemple pour les maçons. D'ailleurs, si l'on voulait remonter à une époque plus reculée de la vie corporative, nous citerions un contrat du 3o juin i5o6, chez les libraires-imprimeurs, où l'apprenti est désig^né majeur de i4 ans et mineur de 25 ans, paraissant ainsi marquer l'intervalle durant lequel, en g-énéral, tout apprenti s'eng-ag-eait au métier, et montrant que, pour cette condition d'âge comme d'ailleurs pour la plupart des autres, il n'y a eu g-uère de différence essentielle entre les divers moments du rég-ime corporatif.

Il ne semble donc possible d'invoquer ici que des raisons toutes relatives aux circonstances. Sans doute, Sarraute, maître maçon, prend, en 1694, un apprenti de 19 ans pour une durée de deux ans, alors qu'en 1699 il g*arde un an de plus un autre apprenti qui n'a que 17 ans; mais un apprenti, de 21 ans cependant, s'engage chez un autre maître maçon pour une durée tout aussi long-ue^ trois ans. Et dans une corporation différente, celle des chapeliers, un apprenti de 16 ans contracte, en 1698, pour trente mois, alors que la même année un apprenti de 21 ans est pris pour deux ans, c'est-à-dire six mois de plus. Or, d'autre part, le premier verse 60 livres quand le second ne donne, pour un temps plus considérable, que 36 livres ^ Nous pourrions continuer à faire ainsi de nombreux rapprochements entre l'àg'e et les diverses autres conditions matérielles sans obtenir des résultats plus certains. Il paraît difficile

Page 1