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véritable principe que l'apprenli ne doit point dévoiler les secrets de la profession. Ces diverses oblig'ations, qu'au point de vue professionnel entraîne, tant du côté de Tapprenti que du maître, le contrat d'apprentissag-e, facilitent donc pour une large part l'instruction de l'apprenti, et, de plus,, valent excellemment par elle-mêmes pour la discipline sociale qu'elles créent et l'esprit de solidarité qu'eng-endre à la long*ue leur exécution.
Il y a là, en effet, comme une première forme plus spécialisée de la morale, et que l'on pourrait appeler la morale de la fonction, proprement ici du métier. C'est celle qui retient Thomme dans une mission particulière^ lui fixant un devoir déterminé, et qui repose sur une org'anisation en quelque sorte matérielle, semblable à celle que nous observions plus haut dans notre examen des conditions g'énérales du contrat d'apprentissage ^ Morale propre à l'institution : il y a une morale professionnelle, et , plus exactement, une de l'apprenti, une de l'ouvrier, une du maître ou patron, comme il y a une morale familiale^ une morale monastique, morale spéciale, devoir d'état. Mais cette morale spéciale, conséquence immédiate en même temps que force féconde de l'institution particulière dans une société organisée selon la diversité et la hiérarchie des fonctions, cette morale n'est et ne peut être qu'une application déterminée et détaillée de la morale plus universelle dont le caractère essentiel est d'être humaine. Or, une telle morale chrétienne, que les artisans de Tan-