‹ Étude sur l'apprentissage à ToulouseChapitre 22 sur 50 · I . Voir p · texte numérisé non relu

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cienne France meUaient — nous l'avons vu* — par les confréries à la place d'honneur dans leurs préoccupations^ apparaît aussi dans son sens général, à côté des devoirs spéciaux, au cours de la rédaction des contrats d'apprentissag-e : elle vivifiera l'institution, qui en revanche, par son cadre protecteur, l'aidera à se développer pleinement.

De là, diverses expressions intéressantes dans un certain nombre d'exemples que nous offrent les corporations toulousaines. Le maître, qu'il l'instruise ou le surveille, se conduira toujours vis-à-vis de l'apprenti (( en bon père de famille » : telle est l'expression sig-nificative que nous rencontrons le plus souvent. Ainsi, dans un contrat de 1698 chez les chapeliers, dans un contrat du 8 décembre 1694 chez les maçons, dans le contrat Dupuy-Pérès (menuisiers), dans un contrat du 27 mars 1686 chez les marchands ouvriers en soie : « le tout en bon ménag-er et père de famille ». Le maître l'instruira « comme si c'était son propre fis », avons-nous déjà vu dans le contrat Audol-Pinel (boulangers) ^ Nous savons aussi que le maître ne peut jamais exercer sur l'apprenti « de rudes traitements ))^, ce qui serait une cause de rupture; car l'esprit de toute cette rég'Iementation de l'apprentissag-e c'est bien, en effet, que le maître est un représentant du père, dont il doit sans doute avoir l'autorité mais en même temps la bonté et la justice. Dans l'intérêt même de la profession comme dans

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