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qiiommenl^ les apprenties ne louchent au début que o fr. 25 c., aug'mentanl ensuite d'un même chiffre tantôt par an, tantôt quelquefois par saison. Dans la plupart des autres métiers de femmes à Toulouse (casquettières, etc.), l'apprentissag-e est payé aussi; le prix seul diffère. Comme dernier exemple, notons le salaire de ces jeunes filles que nous avons montrées travaillant dans une manufacture de chaussures'. Mécaniciennes, elles reçoivent approximativement, par semaine, de l'ouvrière qui s'est charg'ée d'elles : i franc en entrant, i fr. 5o c. après trois ou quatre mois^ 2 francs après six mois, 2 fr. 5o c. après un an, 4, 5, 6 francs la deuxième année. Les apprenties à la table touchent o fr. 5o c, puis i franc et jusqu'à 2 fr. 5o c.
Ainsi, nous avons pu remarquer, d'après un certain nombre d'exemples locaux^ la tendance g"énérale de l'apprentissag-e à se faire désormais selon un mode unique : l'apprenti indemnisé par le patron du temps qu'il consacre à son éducation professionnelle. Quelque anormal que cela puisse paraître^ les faits l'imposent : tous les parents sont unanimes à demander que leurs enfants soient payés de suite, tous les patrons (nous ne parlons pas naturellement des métiers qui pour cette raison même ne se recrutent plus qu'avec difficulté) sont unanimes à affirmer que sans payer ils ne trouveraient pas d'apprentis. « Je veux 45 francs par mois, parce que j'ai besoin de mang'er », déclarait une mère de famille en présentant sa fille au directeur d'une manufacture, et M. Espi-