‹ Étude sur l'apprentissage à ToulouseChapitre 32 sur 50 · I . Voli" p · texte numérisé non relu

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nasse ' cite le fait d'une apprentie de quatorze ans que ses parents battaient sous le prétexte que lo francs par mois ne constituaient pas un salaire suffisant. Nous comprenons dès lors pourquoi sont désertées les professions qui demandent une long-ue formation et celles dont Tapprentissage s'achève sans salaire. De même s'explique ce chang-ement incessant de l'apprenti d'une maison à une autre, s'efforçant ainsi, par l'illusion qu'il donne de sa capacité, d'obtenir un salaire plus élevé. La question de la du rée de l'apprentissag-e, qui commande en partie la valeur professionnelle à venir, se lie donc intimement à la question du prix. Diantre part, — et nous verrons mieux cet aspect en étudiant les obligations réciproques, — (( comment instruire vraiment un apprenti, me disait avec sincérité un patron menuisier, quand on est obligé, au bout d'un mois par exemple, de lui donner 20 sous, alors qu'il est encore incapable! Ou nous ne le prenons pas (j'ai retrouvé ce cas fréquemment), ou nous sommes forcés de nous, indemniser en l'utilisant à toute autre chose qu'à son métier. » De l'avis même de presque tous les ouvriers et patrons consultés, c'est surtout, en effet, le désir des parents et des apprentis de gagner de l'argent au lieu de sacrifier du temps à l'apprentissage, qui amène indirectement la disparition de ce dernier. Nous avons bien constaté plus haut une certaine tendance à rétablir un contrat ou une réglementation d'origine corporative, mais, notamment parmi les ouvriers, plusieurs des partisans de ces réformes ne

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