I. Op. cit., p. i
les envisagfent pourtant (|u'avec méfiance*^ tandis que beaucoup, surtout peut-être dans les métiers de femmes, y sont plutôt hostiles. Non seulement ils redoulent la perte momentanée de ce qu'ils nomment leur liberté; mais, laissent-ils entendre aisément : « à quoi nous servirait d'être liés indivis diiellement ^ si, pour le minime profit d'une éducation professionnelle que nulle org-anisation, extérieure aux patrons et à nous-mêmes, ne peut efficacement contrôler, nous sacrifions quelques chances de gag-ner plus vite et davantag-e? )) Dans l'état inorg-anique actuel du monde du travail, la concurrence effrénée laisse d'une part l'ouvrier à son isolement et fait baisser les salaires, d'autre part le force irrésistiblement à supprimer tout lien personnel^ toute entrave, même bienfaisante pour l'avenir, qui le g"ênerait dans la poussée universelle, où chacun s'efforce de ne pas être écrasé"^. Nécessité de vivre ou exag-éralion des besoins, g'râce à l'individualisme qui les aggrave tout en en supprimant les remèdes, ces causes profondes entraînent, dans une proportion croissante et inévitable, la fin de Tapprentissag-e. Elles doivent aussi rejeter chaque obstacle particulier qui voudrait corrig'er quelqu'un de leurs effets.
c) Age de P apprenti, — Du reste, si nous observons maintenant l'âg-e auquel l'apprenti embrasse g-énéralement un métier, nous retrouverons cette hâte