I . Voir p. 82 et suiv
D'autre part, ajoutent certains, il est nécessaire de retrouver dans les seuls services que peut rendre un apprenti une compensation au salaire immédiat qu'on lui verse*. Du reste, si tout ceci vient, dans la concurrence g*énérale où nul abri n'est réservé, du besoin, trop souvent lég-itime, des individus d'accroître le plus vite possible leurs ressources indispensables, une telle poussée économique influence directement aussi les patrons au point de vue de leurs devoirs vis-à-vis de l'apprentissag-e. Si les autres n'ont plus le temps d'apprendre un métier, ceux-ci n'ont plus le temps de former des apprentis. Que de g'randes maisons rejettent sur de plus petites le soin de cette formation! Que de petites maisons pourtant, si elles veulent subsister, doivent participer à la hâte commune! « Je spécifie aux parents qui me présentent leurs enfants, me déclarait un directeur de g'arag'e, qu'ils ne trouveront pas chez moi un apprentissag-e complet et définitif. » De son côté, un imprimeur, auquel nous avons déjà fait allusion^, affirme que l'éducation professionnelle est forcément nég-lig-ée, puisqu'on n'apporte pas au travail lui-même tous les soins nécessaires : (( Il faut livrer trop vite. » Et cette hâte^ cette fièvre, nous la retrouvons dans des métiers tout différents : dans le bâtiment, par exemple. « Les clients ne laissent plus le temps de finir, de parfaire un ouvrag-e^ me disait un patron menuisier, le propriétaire est pressé d'avoir des ^revenus. » Celui-ci d'ailleurs ne subit-il pas, à, son tour,