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fessionnelles? Question qui se rallache elle-même à un point de vue supérieur que nous aurons à examiner tout à l'heure.
De leur côté, et pour les mêmes raisons, les apprentis n'ont qu'un souci relatif du devoir propre à leur fonction. L'amour du métier, le désir, réalisable encore dans bien des professions, de devenir cet ouvrier d'art dont le type est si fréquent au Moyen-âg-e, ne se rencontrent presque plus; à peine pourrait-on citer quelques exceptions : ici, une dentellière; là, un ébéniste^ etc. Plusieurs avouent volontiers cet état d^esprit d'indifférence, souvent remplacé par la conviction profonde de l'apprenti qu'il sait avant même qu'on lui apprenne. Une telle tendance, assez naturellement commune chez des enfants, est ici agg-ravéedu fait qu'ils connaissent l'absence de limites posées par la profession elle-même à leur ig'uorance et à leur liberté sans objet. Les oblig'ations professionnelles ne leur représentent dès lors rien de positif, et beaucoup ne tiennent à leur métier que dans la mesure exclusive où il les satisfait matériellement. Le dédain pour leur travail d'artisan est fréquent chez eux comme chez les ouvriers formés, et le déclassement,
s'opère non seulement sous la poussée économique que nul frein n'enraye, mais sous l'effort sans cesse diviseur de l'individualisme moral. Certes, — nous l'avons déjà observé', — que les jeunes g"ens d'aujourd'hui tendent au fonctionnarisme ou s'efforcent, par des chang^ements ou tout