‹ Études de clinique ophthalmologique [electronic resource]Chapitre 16 sur 35 · ACUITÉ VISUELLE · texte numérisé non relu

ACUITÉ VISUELLE

1 normale des 2 côtés 1 1/3 et 110

1 = 2/3 et 1/6 1 = 1/6 et 1/10

3 = 1/2 et 1/9 1 = 1 et 1/6

1 r= 1/3 et 1/5 1 = non indiquée.

Au point de vue des résultats, nous examinerons séparément ceux où on s'est borné à pratiquer la ténolomie des deux droits

CONFIRMATION CLINIQUE DU STRABISME CONCOMITANT

externes au nombre de G et ceux où Ton a ajouté ravancement des deux droits internes.

Dans le premier groupe, on a eu affaire à des strabismes mesurant de 22« à 3o% dont 5 plus ou moins fixes et i alternant et variant, au point de vue de Tàge des sujets, de 8 ans pour le plus jeune et de Ifi ans pour le plus âgé. Il en est résulté, chez tous, de rhypocorrection variant de 5" à lo^ d"angle, sauf un où le résultat devint parfait huit mois après.

Dans le second groupe comprenant 4 cas, les sujets ayant 8 ans pour le plus jeune, 25 ans pour le plus âgé et un angle de déviation de 20"^ à 35*^, Tadjonction de l'avancement des deux droits internes fait d'emblée ou consécutivement, on obtint une correction parfaite et définitive.

Parmi ces 4 derniers cas, le suivant nous paraît particulièrement instructif :

11 s'agissait d'une grande et belle fille de 25 ans, éminemment nerveuse et impressionnable, offrant un strabisuie afternant de oO à droite et à gauche. Les deux yeux jouissaient d'une acuité visuelle égale à 1, et elle nous affirme que f 'apparition de son strabisme statique n'avait eu tieu que tardivement, vers f'âge de 14 ans. Elle a deux frères bien portants et qui ont les yeux corrects. Ajoutons qu'elle est emmétrope des deux yeux, conditions qui toutes nous portent à penser que chez elle le strabisme est d'origine purement névropathique. Il n'existe aucune tare dentaire ou autre. Dans la famille il n'y a à signaler ni morbidité, ni mortalité précoce.

Pour remédier à ce strabisme, on pratiqua la section simultanée des deux droits externes et, comme nous l'avons pensé, la correction fut imparfaite. Aussi, huit jours après, on fit l'avancement capsulaire des droits externes. A partir de ce moment, on obtint sans douleurs et sans réaction locale un résultat idéal, le tout dès le cinquième jour après la seconde intervention, moment auquel on a procédé à l'enlèvement des fils. Revue trois mois après, elle jouissait d'une correction et d'une convergence parfaites.

Je répète, en terminant, ce que j'ai dit dans mon premier travail, que rien n'équivaut aux démonstrations cliniques. Cette nouvelle contribution engagera, j'espère, mes confrères à y apporter de plus en plus leur tribut personnel auquel j'attache le plus grand prix.

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