‹ Études de clinique ophthalmologique [electronic resource]Chapitre 18 sur 35 · DE CERTAINES DYSTROPHIES DE LA CORNÉE ET DU LIMBE CONJONCTIVAL · texte numérisé non relu

DE CERTAINES DYSTROPHIES DE LA CORNÉE ET DU LIMBE CONJONCTIVAL

GÉRONTOXON

La plus commune de ces dystrophies réside dans le gérontoxon, dit encore arc sénile. Il s'agit là d'une opacification grisâtre, translucide du parenchyme cornéen lui-môme et qui débute par l'extrémité supérieure et inférieure du méridien vertical, sous la forme de deux lunules, pour de là gagner, par la suite, la totalité du limbe. L'anneau en question reste toujours séparé de la sclérotique par un liseré de cornée transparent, caractère qui distingue nettement le gérontoxon des scléroses marginales pathologiques de cette membrane.

Exceptionnellement, on se trouve en présence de deux gérontoxons annulaires concentriques, séparés par une zone transparente intermédiaire. Cette sorte de double encadrement opaque se rencontre de préférence chez les artério-scléreux, tels que les goutteux, les arthritiques, les intoxiqués par l'alcool et ceux atteints de syphilis acquise ou héréditaire. Même si l'âge est peu avancé, il s'agit là d'artério-scléreux, et par conséquent de sujets séniles précoces.

L'opinion qui a prévalu parmi les anatomo-pathologistes a consisté à envisager le gérontoxon comme dérivant de la nécrobiose sénile des cellules fixes de la cornée qui se chargeraient de graisse, d'oùrintransparence du tissu. D'après des travaux plus récents (i), il s'agirait là d'une altération hyaline sous forme d'amas qui occupent principalement les couches superficielles du stroma.

(i) FucHS, Grœfe's Arch. f. Ophl., 1901, t, LU, 2, p. 817.

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