‹ Études de clinique ophthalmologique [electronic resource]Chapitre 22 sur 35 · DES GOMMES DU CORPS CILIAIRÉ, PARTICULIÈREMENT DE CELLES PRÉCOCES · texte numérisé non relu

DES GOMMES DU CORPS CILIAIRÉ, PARTICULIÈREMENT DE CELLES PRÉCOCES

De toutes les parties du tractus uvéal, iris et choroïde, le corps ciliaire coustitue, et de beaucoup, le siège de prédilection des gommes syphilitiques. La sclérotique voisine, en tnat que siège primordial, n'est que très rarement atteinte ; outre qu'on peut se demander, comme dans un cas que j'ai publié (i) et qui pour moi était le second observé (Thèse Nitot, 1880), s'il ne s'agit pas là de gommes ayant débuté par la face externe de la couronne ciliaire, et se propageant de là dans la sclérotique sorte de gommes exophytiques, au lieu d'être endophytiques, qui avancent vers la base de l'iris et la chambre antérieure, ainsi que cela est de règle. Disons toutefois que Galezowski (2) et Fromaget (3) signalent deux cas d'épisclérite gommeuse, en se fondant sans doute sur ce qu"il n'y avait pas de manifestations phlegmasiques aboutissant à des synéchies du côté de l'iris, comme dans nos deux faits auxquels nous avons fait allusion plus haut.

Le nombre des observations de gommes ciliaires est relativement restreint. Ce sont les 24 du travail de Busse (/J), les 19 publiées par Terson (5), Ostwalt (6), Uhthoff (7), Baquis (8),'

(1) Panas, Leço/2s de clinique ophtalmologique, Paris, 1899, p. 190.

(2) Galezowski, Rec. crophl., 1892, p. 24.

(3) Fromaget, Ann. d'ocul., 1898.

(4) Busse, Deuîschen Beiîrag. z. Awjenheilk., 1892, II, p. iG.

(5) Terson, Arch. gén. de méd. , 1894, p. 385, et Arch. d^opliL, 1 896, p. 455.

(6) Ostwalt, Reu. gén. d'op/iL, 189G, mai.

(7) Uhthoff, Monalshefte f. prakt. Dermalol., 1882.

(8) Baquis, An. di ottalni., 1898, XXIL p. 121.

Page 1