‹ Études de clinique ophthalmologique [electronic resource]Chapitre 7 sur 35 · II. — Glaucome chronique incitatif · texte numérisé non relu

II. — Glaucome chronique incitatif

Femme de 35 ans atteinte de glaucome irritatif chronique dont le début remontait à 5 ou 6 mois. Elle fut soumise, par un de nos confrères ophtalmologues des plus distingués, au traitement par l'ésérine aqueuse, à laquelle il a dû substituer pour cause d'intolérance le collyre de pilocarpine à 2 p. 100, le tout combiné à l'application réitérée de compresses chaudes. Au bout de 3 mois, n'ayant obtenu aucune amélioration, il fut conduit à lui proposer l'iridectomie, et c'est alors qu'elle vint me consulter. Tout en abondant dans le sens du confrère sur l'utilité de cette opération, je lui ai conseillé d'employer, ne fût-ce que pendant 15 jours, le collyre huileux d'ésérine à 1 p. 100, instillé 3 fois par jour, et en cas d'insuccès de recourir à l'iridectomie. Au bout de 15 jours de cette application, le glaucome cédait avec rétablissement de la vision, du tonus au taux normal et du champ visuel qui n'était plus rétréci. La malade, enchantée d'avoir échappé à une opération, a continué de son propre gré à s'instiller pendant 2 mois encore, 3 fois par jour, du collyre huileux, et lorsque je lui en ai fait l'observation, elle a répondu que la raison en a été l'absence de toute incommodité et le désir d'assurer pour toujours sa guérison. Le fait est que, depuis deux ans, je ne l'ai plus revue, ce qui nous permet de déduire que la guérison reste jusqu'ici parfaite.

PANAS.

ÉTUDES DE CLINIQUE OPHTALMOLOGIQUE

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