DEUXIÈME PÉRIODE, RÉCIDIVES PERSISTANTES
Mme D., cinquante et un ans, ménagère, demeurant à Pommerceul, est une femme très forte, mère de cinq enfants, beaucoup d'embonpoint; elle porte un squirrhe volumineuse du sein gauche, elle a des mamelles énormes. Il y a huit mois seulement qu'elle s'en est aperçue, et il était déjà assez volumineux alors, ce qui me fait supposer qu"il avait au moins seize mois de durée.
Les élancements ont débuté il y a seulement quatre mois. Il est à supposer que le mal s'étend aux parties voisines et qu'il est arrivé à la seconde période.
Le 12 février 1879, application des caustiques, continuation les neuf jours suivants.
L'opération ne présente rien de particulier. Après la chute de l'eschare la plaie est très belle, les lèvres en sont exactement rapprochées, réunion immédiate. La cicatrice est belle et solide, la malade retourne chez elle.
Le 22 avril suivant, elle revint avec une petite tumeur qui s'était développée sous le bord du grand pectoral vers l'aisselle.
Je détruisis cette petite tumeur, la cicatrisation se fit rapidement.
A la fin d'octobre 1880, elle se représenta avec une nouvelle récidive, le l'opérai encore. A la fin de 1880, nouvelle récidive plus étendue, je l'opérai néanmoins en me disant que c'était la dernière fois, car la patiente dépérissait et l'infection générale commençait. Je ne l'ai plus revue, je suppose qu'elle a succombé dans les premiers mois de 1881.
OBSERVATION CXXIV. — Cancer ulcéré du sein droit,