‹ Études sur le cancer [electronic resource]Chapitre 147 sur 158 · IWSTE FISTULEUX, EMPLOI DES CAUSTIQUES, GUÉRISON · texte numérisé non relu

IWSTE FISTULEUX, EMPLOI DES CAUSTIQUES, GUÉRISON

M"'° P., cinquante ans, mère de huit enfants, demeurant à Bruxelles portait a la nuque, depuis environ quinze ans, un kyste du volume d'une noisette. Il était resté stationnaire. A différentes reprises, je lui avais proposé de 1 opérer; elle s'y refusait. F

Il y a six mois, elle remarqua qu'il grossissait, et, en cinq ou six semaines .1 acquit le volume d'une noix. Elle ajourna encore l'opération. Bientôt lâ peau s enflamma à la partie la plus saillante du kyste, il y eut abcès et ouverture spontanée; une matière caséeuse mêlée de pus en sortit. Le kyste ne diminua pas, l'ouverture resta fistuleuseet donna issue à une matière purulente abondante. Enfin, la malade consentit à se laisser opérer

Le ,5 décembre .87, , j'appliquai le caustique de Vienne sur une ligne ver-

■ca e, puis la pâte caustique. Le lendemain, j'incisai la partie cautérisée, le

kyste fut largement ouvert; je le vidai, j'introduisis dans la cavité un peu de

pate caustique que ,e laissai trois heures, puis je fis appliquer des cataplasmes. Le cInquieme kyBte se dé(acha ^ ent.er; r P

tnce linéaire a peine visible.

OBSERVATION IX. Tumeur enkystée, emploi des cAustIQUES,

GUÉRISON

M. H., vingt-cinq ans, meunier à Uccle, bonne constitution, porte à la par 1e moyenne et antérieure du bras droit, une tumeur de la grosseur d'un œuf de dinde, fluctuante, légèrement douloureuse à la pression. Ltte tumeu a debu e 1 y a env.ron douze ans, et elle va toujours en augmentant. Il a ZZ su. e p.usieurs chirurgiens, les avis diffèrent sur la nature de l'affec ion. Je la considère comme un kyste contenant un liquide plus ou moins épais et la traite en conséquence. F

Le ,, avril ,872, application du caustique de Vienne sur une ligne verticale puis de la pâte caustique. s verucaie,

Le lendemain, j'incise la peau et le kyste, il en sort un liquide citrin contenant une grande quantité de grumeaux.

Le kyste est vidé, rempli de pâte caustique, je la laisse trois heures; puis cataplasmes jusqu'à la chute de l'eschare dont l'élimination met à nu une pla bourgeonnante; réunion immédiate; cicatrice linéaire. P

OBSERVATIONS

OBSERVATION X. — Lipome, emploi des caustiques,

GUÉRISON

Une religieuse des Sœurs de Saint-Joseph, âgée de quarante ans, grosse et forte, porte une cinquantaine de lipomes 6ur différentes parties du corps.

J'en ai opéré une dizaine du volume d'une noix, que le frottement des vêtements rendait douloureux.

Le 20 mai 1872, application de caustique de Vienne, suivie de celle de pâte caustique, sur une ligne verticale de 3 millimètres de largeur.

Le lendemain, incision de la peau cautérisée et du kyste, énucléation de la graisse, introduction dans l'intérieur du kyste d'une certaine quantité de pâte caustique laissée trois heures; cinq jours après, élimination des membranes kystiques, réunion immédiate.

OBSERVATION XI. — Lipome, emploi des caustiques,

guérison.

M. H., cinquante ans, embonpoint prononcé, demeurant à Bruxelles, porte, depuis plusieurs années, un lipome gros comme un œuf de poule, à la partie correspondant au bord interne du deltoïde droit. Cette tumeur détermine des douleurs assez vives dans tout le bras ; c'est pourquoi il demande à en être délivré.

Le 26 mai 1872, application du caustique de Vienne, puis de la pâte caustique, sur une ligne de 3 millimètres de largeur.

Le lendemain, incision de la ligne cautérisée, y compris le kyste. Sortie de la graisse par énucléation, elle est remplacée par de la pâte caustique pour détruire le kyste.

Élimination de l'eschare le sixième jour, réunion en quelques jours.

OBSERVATION XII. — Kyste du cou, emploi des caustiques,

guérison.

MUe P., vingt-cinq ans, grande et maigre, demeurant à Bruxelles, présente à la partie antérieure du cou, un kyste gros comme une cerise.

Le 16 avril 1872, application de caustique de Vienne, puis de pâte caustique, sur une ligne de 2 millimètres de largeur.

Le 17, incision de la peau et du kyste, sortie d'une substance atéromateusc. La poche est vidée et remplie de pâte caustique que je laisse trois heures; après, on ôte le caustique et on applique des cataplasmes.

Le cinquième jour, élimination de l'eschare, réunion, guérison en quelques jours, cicatrice linéaire à peine visible.

OBSERVATIONS

OBSERVATION XIII. — Tumeurs hémorrhoïdales, emploi

DES CAUSTIQUES, GUÉRISON

M. P., quatre-vingt-deux ans, maître tailleur, pensionnaire de l'hospice Sainte-Gertrude, porte depuis plus de six mois, à la marge de l'anus, deux tumeurs hémorrhoïdales de la grosseur d'une noix. Ces hémorrhoïdes externes se sont enflammées, ulcérées, et occasionnent de telles douleurs par le frottement ou la pression, que ce vieillard ne peut plus marcher ni s'asseoir.

Ne trouvant pas de soulagement dans les remèdes ordinaires, ce vieillard demandait une opération quelconque ; je lui proposai les caustiques, il accepta.

En conséquence, le 28 octobre 1872, j'appliquai le caustique de Vienne,' puis la pâte caustique, et je continuai les jours suivants, enlevant tous les jours une partie de l'eschare produite.

Dès les premières cautérisations, les douleurs ont disparu, la santé altérée par les souffrances, se rétablit promptement.

Le 6 novembre, les tumeurs hémorrhoïdales étaient entièrement détruites, sans la moindre hémorrhagie, guérison.

P. succomba un an et demi après, à la suite d'une autre maladie.

OBSERVATION XIV. - Kyste multiloculaire, emploi

DES CAUSTIQUES, GUÉRISON

M. D., rentier, soixante ans, demeurant à Schaerbeek, porte depuis longtemps un kyste multiloculaire à la nuque de 7 à 8 centimètres de diamètre La présence de cette tumeur relativement volumineuse lui occasionnait de violentes douleurs de tête.

Le .0 novembre i873, application, sur une ligne verticale, de caustique de Vienne, puis de pâte caustique.

Le lendemain, j'incisai la ligne cautérisée ; je mis ainsi le kyste à nu j'incisai le kyste et le vidai, j'introduisis dans l'intérieur de la poche assez de' pâte caustique pour détruire cette enveloppe ; le caustique doit rester en place trois à quatre heures, puis cataplasmes.

L'eschare tombe le sixième jour, je réunis immédiatement; la plaie présente un bourgeonnement superbe très favorable à la cicatrisation.

II y eut réunion par première intention.

OBSERVATION XV. Kéloïde, ou gonflement strumeux de la

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