‹ Études sur le cancer [electronic resource]Chapitre 18 sur 158 · ENGORGEMENT DES GANGLIONS LYMPHATIQUES · texte numérisé non relu

ENGORGEMENT DES GANGLIONS LYMPHATIQUES

Différentes affections peuvent déterminer l'engorgement des ganglions lymphatiques, mais nous n'avons à nous occuper ici que de l'engorgement spécifique.

Dans la première période de l'affection cancéreuse, comme il a été dit plus haut, la tumeur est parfaitement circonscrite et localisée, elle est parfaitement mobile et n'adhère ni à la peau, ni aux muscles, ni même aux aponévroses, et les ganglions de l'aisselle sont intacts.

Quand l'affection passe à la seconde période ou période de propagation, il arrive souvent que cette seconde période commence par l'engorgement des premiers ganglions de l'aisselle, et dans ce cas, ces ganglions acquièrent en peu de temps une dureté caractéristique, bien différente de celle que présente le simple engorgement inflammatoire. L'engorgement spécifique suit la même marche que celle qu'a suivie la tumeur primitive, c'est-à-dire que, malgré la thérapeutique la plus énergique, il suit fatalement une marche ascendante à peu près régulière, attendu que les productions accidentelles, dit Broca, ont la propriété de déterminer, dans les ganglions lymphatiques correspondants, la formation de tumeurs de même nature qu'elles, sans qu'il y ait continuité de tissu entre les deux masses morbides. Ces engorgements sont spécifiques et ce caractère fait partie de ce que les auteurs ont appelé le cortège de la malignité. Cependant cet engorgement n'est ni constant ni absolu, car dans un certain nombre de cas, il fait complètement défaut et le cancer peut parcourir toutes ses phases et déterminer l'infection générale sans avoir produit l'engorgement ganglionnaire dont il est question.

Parmi les tumeurs qui donnent lieu à l'engorgement ganglionnaire, l'encéphaloïde doit être placé en première ligne,

Page 1