‹ Études sur le cancer [electronic resource]Chapitre 83 sur 158 · CHAPITRE XXXI. — DES ACCIDENTS · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXI. — DES ACCIDENTS

bandage approprié. Je laisse le caustique en place cinq ou six heures, selon les cas, après quoi on l'enlève et on le remplace par un cataplasme. Le lendemain je trouve une eschare sèche, dure, comme en produisent les caustiques coagulants et de 7 à 8 millimètres d'épaisseur ; si la tumeur érectile n'a qu'un demi-centimètre d'épaisseur, cela suffit, on continue les cataplasmes jusqu'à la chute de l'eschare. Si, au contraire, la tumeur a plus de 1 centimètre d'épaisseur, j'enlève une couche d'un demi-centimètre d'épaisseur de l'eschare produite la veille et je réapplique une couche plus ou moins épaisse de pâte caustique, que je laisse six heures, et ainsi de suite, si c'est nécessaire.

Comprend-on l'énorme différence qu'il y a entre un procédé irrationnel et un procédé basé sur la raison et l'expérience. Broca emploie le caustique de Vienne, un caustique fluidifiant, pour une tumeur sanguine ; irrationnel, il faut un caustique coagulant. Il se met dans l'impossibilité de pouvoir faire une seconde application de caustique, irrationnel. Il s'expose à des hémorrhagies difficiles à arrêter, et par suite à de l'inflammation, à des accidents; tandis que mon procédé ne présente aucun de ces inconvénients.

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