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SUPÉRIEURE DE LA MAMELLE GAUCHE, EMPLOI DES CAUSTIQUES, GUÉRISON

M"0 V., vingt ans, Hollandaise, très lymphatique, bonne chez Mm» F., à Saint-Josse-ten-Noode, porte, depuis neuf à dix mois, à la partie supérieure du sein gauche, une tumeur fibreuse du volume d'un ceuf de poule. Cette tumeur est enclavée dans le bord supérieur de la glande qu'elle a refoulée, mais celle-ci n'est pas malade. Cette turneur est le siège de douleurs fréquentes, mais légères. Cette jeune fille en est complètement démoralisée et pleure constamment au point que M. F. en a eu pitié et est venue avec la malade me demander mon avis.

OBSERVATIONS

Cette tumeur est lisse, très dure, aussi régulière qu'un œuf dont elle a le volume.

Considérant le développement assez rapide de la tumeur et l'influence désastreuse qu'elle exerce sur le moral de la malade, je conseillai de l'enlever au moyen des caustiques.

En conséquence, le 24 mars 1878, j'appliquai les caustiques et continuai les cinq jours suivants.

Après la chute de l'eschare, rapprochement des lèvres de la plaie, réunion presque immédiate. La jeune Hollandaise est parfaitement guérie au moral comme au physique.

OBSERVATION CXII. — Tumkur condroïde sous l'ongle

DU GROS ORTEIL, EMPLOI DES CAUSTIQUES, GUÉRISON

Mmo C, trente-huit ans, demeurant à Bruges, bonne constitution, nature forteet énergique. Sous l'ongle du gros orteil gauche s'est développée une petite tumeur comme un gros pois, elle a soulevé l'ongle et l'a détaché au milieu de violentes douleurs. La marche était empêchée. Son chirurgien coupa l'ongle et employa des pommades, puis il fit de petites cautérisations qui n'aboutirent pas. Après quelques mois de traitements inutiles et pendant lesquels la tumeur augmenta progressivement, il proposa l'amputation de l'orteil. Refus catégorique.

La malade vint consulter un chirurgien de Bruxelles qui lui proposa d'enlever la partie supérieure de l'orteil et de ruginer la phalangette. Elle vint aussi me demander mon avis. Je considérai cette tumeur comme constituant un enchondrome ; je lui proposai d'enlever cette tumeur par les caustiques sans toucher aux parties molles.

En conséquence, le 24 mars 1878, j'appliquai le caustique de Vienne d'abord, puis la pâte caustique en protégeant les parties voisines. Je continuai les jours suivants et fis cinq applications, douleur très modérée.

Après la chute de l'eschare, la plaie se cicatrisa en huit jours. Cette dame se mit à marcher sans ressentir de douleur. Après quelques jours, la marche était aussi facile qu'avant l'existence de la tumeur.

Il n'y a pas eu de récidive.

OBSERVATION CXIII. — Cancer de l'aile du nez et de la joue,

EMPLOI DES CAUSTIQUES, GUÉRISON

Mm« P., soixante-dix ans, bonne constitution, demeurant à Bruxelles, est atteinte, depuis plus de dix mois, d'un ulcère cancéreux grand comme un franc, avec des bords indurés et renversés; il est situé en partie à la joue et en partie à l'aile du nez correspondante.

Le 18 mai 1868, application du caustique de Vienne sur les bords, puis de pâte caustique sur le tout.

Une seule application suffit, bonne cicatrice en quinze jours.

OBSERVATIONS

OBSERVATION CXIV. — Squirrhe volumineux du sein gauche,

SECONDE PÉRIODE, EMPLOI DES CAUSTIQUES, GUÉalSON.

Mlla C, quarante-six ans, bonne constitution, née à Couvin et demeurant à Paris, est atteinte d'un squirrhe volumineux au sein gauche, dont elle fait remonter l'origine à un an environ. Il n'y a pas d'engorgement ganglionnaire, mais tout annonce que l'affection s'étend aux tissus voisins.

Le 26 mai 1878, application des caustiques et continuation les jours suivants, en tout quatorze applications d'environ six heures.

L'élimination de leschare met à découvert une plaie bourgeonnante très pure.

Rapprochement des lèvres de la plaie, réunion partielle, cicatrisation complète fin de juin.

Cette personne est retournée à Couvin, où elle est restée deux ans, puis elle s'est rendue à Paris.

Elle ne m'a plus donné de ses nouvelles, mais un habitant de Couvin m'a dit qu'elle était bien.

OBSERVATION CXV. — Vaste ulcère cancéreux a la partie

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