‹ Au berceau de l'autre FranceChapitre 77 sur 80 · I. The Jesiiits in North America, p · texte numérisé non relu

I. The Jesiiits in North America, p

d'exemples d'une ferveur plus ardente, d'une abnégation plus profonde, d'un dévouement plus héroïque et plus constant. Les missions de la Nouvelle-France prirent

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Dans les Montagnes-Bleues.

naissance dans les parties les plus nobles et les plus pures du cœur de l'Église. Ces sombres déserts, ces hordes sauvages n'avaient rien pour tenter les ambitieux, les orgueilleux, les cupides ou les paresseux. Un labeur obscur, la solitude, les privations, les souffrances et la mort, tel était le lot des missionnaires. Celui qui cinglaic

36o CONCLUSION

vers le pays des Hurons laissait derrière lui le monde et toutes ses récompenses. En vérité,, il allait sur un ordre, obéissant comme un soldat au commandement qu'on lui donnait ^ ><

A partir de ce moment, « que pouvait-il attendre ? une existence qui s'écoulerait loin de tout commerce social, aucune compensation d'amour-propre ou d'ambition, une mort solitaire et peut-être entourée de tortures épouvantables. Les détracteurs de ces Jésuites peuvent, s'ils le veulent, parler de crédulité, de superstition, d'enthousiasme aveugle. Mais la calomnie elle-même ne peut pas les accuser d'hypocrisie ou d'ambition. Leur esprit de propagande favorisait une politique de la terre, dit-on. Soit. Dans tous les cas, à la Nouvelle-France, cette politique servait la raison et l'humanité. Les missionnaires promouvaient le commerce national et l'extension de leur patrie. Les premiers temps de la domination française allaient se graver profondément dans le cœur et la conscience des sauvages. Le front orgueilleux des Indiens devait s'incliner sous le joug de la foi. L'autorité du prêtre reconnue, celle des officiers royaux s'établirait d'une façon sûre. Arrachées à leurs querelles intestines, les hordes sanguinaires des forêts pouvaient-elles manquer de se réunir dans une commune fidélité à Dieu et au Roi ? Mis en contact avec des trafiquants et des colons français, assouplis par les mœurs françaises, guidés par des missionnaires de France et gouvernés par des officiers appartenant à la même race, ces peuples maintenant si divisés auraient pu fournir les éléments d'un

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