Relation de 1630, p
bâtor Un j main captif ensui quem qu'on prései un te du tr sortir.
ettent Dans cette seule année, le P. Jean administra 121 baps dire | tèmes, et, l’année suivante, 260 environ. Malheureusement, m es. la petite vérole ayant envahi les villages hurons, la per- S gar- sécution s’y raviva promptement. Nulle part elle ne fut inuel- | plus ardente qu’à Téanaustayé. — Les croix que plantait le ces le missionnaire étaient aussitôt abattues et brisées, « les chose pierres volaient sur sa tête jusqu’au fond de sa cabane, Jurner | les haches et les tisons étaient levés sur lui, les coups de incliétions les réperdre par la e d’haavec le ‘ euf fut L’enbourg Cavalier indien.
Run? bâton pleuvaient sur ses épaules et son sang coulait ». pbles , Un jour, en rentrant dans sa hutte, l’apôtre y trouve une cat main coupée et à moitié rôtie. C’est celle d’un malheureux - captif qu’on vient de brûler à petit feu et de dévorer aires à ensuite. Est-ce sa portion du festin qu’on envoie ironiquement au Visage pâle, ou un avertissement lugubre vant le qu'on lui donne? Un autre jour, on déchiquète en sa ayés ts présence un Iroquois qu’il vient de baptiser ; on y déploie vopour un tel acharnement que, les mains et les pieds séparés purage.
du tronc, l'infortuné trouve encore en lui l'énergie de sortir, en se roulant dans les flammes, du brasier où on
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l’a jeté, et ae marcher pendant plus de dix mètres sur les coudes et sur les genoux, pour tenter d'échapper à ses tourments ! À raconter ces horreurs, la plume s’épouvante. Et l'intrépide prêtre, conscient qu’il sera peut-être appelé à les subir plus tard, les contemple, en frissonnant sans doute, mais sans abandonner son poste ni défaillir.
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Il y avait à quatre ou cinq journées de marche du pays des Hurons, dans le sud-est, une peuplade importante, appelée la Nation neutre, et que depuis longtemps on voulait évangéliser. On ne l’avait pas pu jusqu’en 1640. Cette année-là, le P. Jérôme Lalemant crut le moment venu de tenter cette apostolique entreprise, et il désigna le P. de Brébeuf pour la commencer!:
L'apôtre partit de Sainte-Marie, le 2 novembre 1640, en compagnie du P. Chaumonot?, qui lui avait été adjoint, et de deux domestiques français de la mission, qui devaient y revenir bientôt. C'était un nouveau champ qui s’ouvrait devant son zèle, mais un champ particulièrement ingrat, assurait-on. Le P. de la Roche d’Aillon, après un hiver passé chez les Neutres, quinze ans auparavant, n’avait pas pu y opérer une seule conversion. Depuis cette époque, aucun missionnaire ne s'était pré-
1. « Ayant été autrefois choisi pour nous introduire le premier et établir en ces contrées, et Dieu lui ayant donné pour ce regard une singulière bénédiction, nommément en la langue, il semblait que ce nom devait être un préjugé de ce que sa divine majesté demandait en cette rencontre. » Relation de 1641, p. 71.
2. Le P. Chaumonot mourut à Québec, le 21 février 1693, après cin- sous quante-quatre années de mission. Le plus bel éloge qu’on puisse faire de gage lui n'est-il pas celui-ci : les bourreaux du P. de Brébeuf, quand ils le con- 4 vents
nurent, le jugèrent digne de porter le nom sauvage du héros, et ils ne le nominèrent plus que Echon, comme leur ancienne victime. L 1. L
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senté dans la contrée, et cette terre rebelle avait sommeillé dans les ténèbres : il fallait essayer d’y semer la vie. Quelque rude qu’il s’annonçôt, ce travail n’effraya pas le P. de Brébeuf, dont l’invincible patience était si notoire qu’il la reconnaissait lui-même : « Je suis un vrai bœuf à l'ouvrage, » disait-il en jouant aimablement sur son nom. Pour cette fois, malgré son extraordinaire constance et ses efforts surhumains, il ne devait point parvenir à ouvrir le moindre sillon durable dans ce sol opiniâtre et dur; mais du moins y allait-il moissonner une ample provision de mérites en y souffrant avez zèle et par amour.
« De notre résidence des Hurons, nous fimes six jours de route, toujours dans les bois et sans trouver aucun endroit pour nous reposer ou nous réfugier, écrivait le P. Chaumonot! quelque temps après. Nous étions obligés de porter à dos tout ce qui nous était nécessaire pour notre nourrituré. Les sentiers de ces forêts sont très difficiles, étant fort peu battus, remplis de broussailles et de branches, coupés de marais, de ruisseaux, de rivières, sans autres ponts que quelques arbres brisés par l’âge ou par le vent. L'hiver est la meilleure saison pour voyager, parce que la neige rend les sentiers plus unis. Mais il faut qu’elle soit durcie, comme nous l'avons trouvée à notre retour, à l’exception de deux journées : sans cela on
y enfonce à chaque pas. Il y a encore un avantage à
voyager alors, c’est que les cours d’eau sont glacés et que nous avons pu, pendant soixante milles, traîner nos ba-
gages. Il est vrai qu’on ne trouve aucun abri contre les
vents, qui sont très violents et très froids. Mais, grâce à 1. Lettre au P. Phil. Nappi, 3 août 1640.
LS
104 PREMIÈRE PARTIE Celui à qui la mer et les vents obéissent, nous avons marché courageusement et joyeusement, malgré le froid, la fatigue et des chutes sans nombre sur la glace : ce dont mes genoux ont conservé bon souvenir. »
Enfin, après avoir cheminé six jours et couché cinq nuits dans les neiges qui recouvraient ces solitudes immenses, la petite troupe arriva au premier village des Neutres. Allait-on pouvoir s'y faire accepter? Il fallait pour cela s'adresser à celui des chefs qui gouvernait la contrée, et son bourg était au cœur même du pays. Les deux Pères se remirent donc en marche; mais, partout où ils passaient, un étrange effroi les avait précédés, les cabanes se fermaient obstinément à leur approche. Le nom d'Echon, qui était, on s’en souvient, celui du P. de Brébeuf parmi les sauvages, retentissait en tous lieux, « comme celui d’un des plus fameux sorciers ou démons qu’on se fût imaginé ». Cette persuasion s’accrut encore quand ces pauvres gens reconnurent que par le moyen de l’écriture les missionnaires pouvaient connaître ce qui s’était dit ou fait dans les lieux d’où ils étaient absents. L'expérience fut solennellement faite un jour dans une cabane, en présence des anciens. Dès lors, l’admiration l’emporta — pour un moment au moins — sur la crainte, et on autorisa provisoirement les deux apôtres à circuler librement à travers les quarante villages du pays et à y enseigner ce. qu’ils voudraient.
Mais bientôt les rumeurs calomnieuses et les accusations
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