Relation de 1626, p
3. Relation de 1626, p. 3. — À ce trait de mœurs ajoutons-en un autre : « Sitôt qu’un mari est en état de ne plus recouvrer sa santé, sa femme le quitte et l’abandonne, le laissant entre les mains de ses parents, s’il en a. S'il n'en a point, elle lui avance ses jours pour le délivrer, et elle aussi, de la peine que cause une grande maladie. Le mari en fait autant à sa femme en pareil cas. » Relation de 1646, p. 22. Ce triste échange de éons procédés ne dit-il pas la dégradation morale au sein de laquelle vivaient ces tribus ?
naire par trahison, les allant épier lorsqu'ils sont à l’écart. S'ils ne sont pas assez forts pour emmener prisonniers celui ou ceux qu’ils rencontrent, ils tirent des flèches dessus, puis leur coupent la tête qu’ils emportent pour la montrer à leurs gens. Que s'ils le peuvent, ils les trainent jusque dans leurs cabanes, ils leur font endurer des cruautés
non pareilles, les faisant mourir à petit feu; et, chose étrange, pendant ces tourments, le patient chante toujours, réputant à déshonneur s’ils crient et s’ils se plaignent. Après que le patient est mort, ils le mangent, et il n'y a si petit qui n'ait sa part!. »
Mais, si les missionnaires ne déguisaient rien des difficultés et des dangers de l’œuae vre qu’ils avaient entreprise, ils exprisauvage), maient non moins hautement leurs espénee et rances. Il faudrait du temps, affirmaientils, six, sept ans, — peut-être même de dix à douze*, — mais on arriverait avec l’aide de Dieu et on planterait la