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Oliviedo, ehap. x du Sommaire de VInde occidentale

XYIII

Ils commençaient à en agir de même avec les Floridiens, lorsque les navires du capitaine de Gourgues parurent au bas de la rivière de Seine. En reconnaissant qu'ils étaient Français, les naturels accoururent, et, le capitaine étant débarqué, ils lui présentèrent Pierre de Bré, qui, lors de la prise de la Caroline par les Espagnols, s'était échappé avec neuf autres, et avait trouvé asile chez Saturiova.

Ce jeune homme raconta au capitaine comment ses compagnons et lui avaient visité une partie de

la Floride, passant de larges rivières sur des branches d'arbres liées avec des écorces, s'ouvrant une route dans les forêts au moyen du feu, et « cheminant presque toujours par les égarrées pour éviter les embûches *. » Ils étaient arrivés de cette manière au pays du parakousse d'Apalache, dont ses compagnons avaient été tellement charmés, qu'ils y étaient tous restés, sauf un seul qui avait consenti à revenir avec lui. Il ajouta de grands détails sur les Espagnols, qui étaient au nombre de quatre cents, et distribués dans trois forts bien armés.

Comme il achevait, on vit arriver Saturiova avec sa suite. Il présenta son arc au capitaine en signe d'alliance, le fit asseoir à sa droite, sur un siège de bois de lentisque garni de mousse, et se mit à lui raconter, au moyen d'un interprète, toutes les injures qu'il avait eu à souffrir des Espagnols. De Gourgues répondit qu'il venait pour les chasser à jamais du pays, ce qui fit pousser de grands cris de joie aux chefs de villages qui étaient présents. Tous jurèrent,

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